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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
roue I, également en fonte, cet espace est encore augmenté notablement.Il en résulte qu’en réalité l’étendue entière occupée par la machine et lapremière transmission de mouvement est de 7 m 50 en dehors du cadre decharpente, J qui sert d’assise à l’appareil. S’il n’avait pas fallu réduire la vi-tesse, la roue d’engrenage I aurait pu être évitée, par conséquent l’espaceaurait été réduit de l m 30. En résumé, il n’y a pas de différence notable,quant à l’emplacement occupé par une machine horizontale établie, suivantla disposition à bielles extérieures adoptée par M. Hallette, et celui d’unemachine analogue, construite dans les mêmes conditions, mais avec bielleintérieure placée entre le cylindre et l’arbre moteur ; mais il peut y avoiréconomie sous le rapport de la construction du bâtis, qui est réellementplus simple ; il est vrai qu’elle est diminuée par l’augmentation des bielleset de la traverse du piston.
Les deux volants E étant symétriques, et l’engrenage étant dans la mêmeplace que l’axe du cylindre, on comprend que l'effort est transmis réguliè-rement à l’arbre A. Les coulisses G qui servent de guide à la tige du piston,sont établies comme dans les locomotives, pour recevoir les glissièresdroites rapportées vers les extrémités de la traverse. Elles sont boulonnéesà chaque bout sur les semelles de fonte d, qui se prolongent latéralementde chaque côté du cylindre, pour porter, d’une part, les paliers de l’arbreA, et, de plus, les paliers de l’arbre L, sur lequel est montée la granderoue dentée. Ces longues semelles de fonte qui relient toutes les parties dela machine et leur servent d’assises, reposent, dans leur longueur, sur lesdeux longrines en bois J, qu’elles embrassent en partie (flg. 2), et qui nefont qu’un seul corps avec le massif en pierre ou en maçonnerie M, et, aumoyen de forts boulons de fondation e, qui traversent celle-ci sur la plusgrande partie de son épaisseur. Cette assise, qui est évidemment d’uneconstruction fort simple, présente une solidité très-grande , qui est d’au-tant plus certaine, qu’elle a lieu sur une surface assez étendue, tandis quela machine entière occupe fort peu de hauteur.
Le piston à vapeur est d’une construction ordinaire, à garniture métal-lique, dans le genre de celle dont nous avons déjà donné des détails dansles volumes précédents. La distribution de vapeur se fait au moyen d’un ti-roir horizontal b (fîg. 1), placé sur le milieu du cylindre même dans uneboîte en fonte O boulonnée sur celui-ci ; ce tiroir est mis en mouvementpar un excentrique circulaire /, monté sur l’axe vertical’# du modérateur àboules, dont la vitesse de rotation est justement égale à celle de l’arbremoteur. La bague qui embrasse cet excentrique est reliée à deux brancheshorizontales, qui se réunissent en une seule, en forme de fer à cheval, pours’attacher par le sommet en i (fîg. 1), à la tige N du tiroir. Par conséquentla distribution se fait exactement comme dans plusieurs des machines quenous avons déjà décrites, soit qu’on donne de l’avance et du recouvrementau tiroir, ce qui est préférable, soit qu’on marche sans avance.
Dansles machines horizontales, construites pour les mines, par MM. Schnei-