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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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à boudin qui tend constamment à la pousser de gauche à droite, et le boutde la tige horizontale qui porte le galet o. Celui-ci presse contre la surfacelatérale excentrée du manchon conique p, qui est ajusté libre sur laxe ver-tical g du modérateur, de sorte quà chaque révolution de cet axe, il estrepoussé de droite à gauche, et il agit en même temps sur le levier quialors soulève la soupape S. Mais elle ne tarde pas à se fermer par leffet duressort qui renvoie le levier à droite aussitôt que le galet quitte la partieexcentrée du manchon p.

Il y a une relation intime entre ce manchon et la bague mobile g du mo-dérateur, au moyen de deux petites tringles qui longent de chaque côté delaxe, de sorte que lorsque cette bague monte par lécartement des boules,le manchon, entraîné, monte également; et réciproquement, lorsquelledescend, le manchon descend aussi : or, si les deux cames ou les deux par-ties excentrées du manchon étaient également saillantes sur toute la hau-teur de celui-ci et de plus parallèles à laxe, on comprend que quelle quesoit la position quil occuperait sur laxe, il ne modifierait en rien le jeu dela soupape, qui serait nécessairement levée, comme nous venons de le dire,à chaque demi-tour, toujours de la même quantité, et fermée dès que legalet nest plus en contact avec la came. Mais il nen est pas ainsi, les camessont disposées en hélices sur la surface extérieure du manchon, fig. 8 et 9,et de plus elles séloignent du centre à mesure quelles avancent vers lapartie supérieure; il en résulte que lorsque le manchon descend, ce qui alieu par le rapprochement des boules, au moment la vitesse de la ma-chine se ralentit, les cames agissent plus longtemps sur le galet, et parsuite la soupape est plus élevée et tenue ouverte aussi plus longtemps, tan-dis quau contraire lorsque le manchon monte par lécartement des boules,au moment la vitesse de la machine augmente, les cames qui ont danscette partie une moindre saillie, ne font pas autant ouvrir la soupape et latiennent moins de temps ouverte, ladmission de la vapeur est plus tôt inter-rompue , et la détente a fieu pendant une plus longue partie de la course.

On conçoit que cette disposition est toute rationnelle; elle est dautantplus convenable, quelle est tout à fait en rapport avec la marche de larbremoteur, car elle dépend du modérateur, qui lui-même est commandé parcet arbre au moyen des deux paires de roues dangle r r et s s', dont onvoit le détail sur le plan détaché fig. 7. Mais il est évident que pourque le bon effet ait lieu régulièrement, il faut que les branches et lesboules du modérateur soient bien calculées pour agir instantanément auxmoindres variations de vitesse (1).

La pompe foulante T, qui est destinée à lalimentation de la chaudière,est mise en mouvement par le plateau à coulisses qui est appliqué à lex-trémité de larbre L, de manière à permettre de varier la course du pistonà volonté, suivant quon veut envoyer plus ou moins deau au générateur.

(1) Nous avons donné, dans Io tome 1 er de ce recueil, une table relative aux dimensions et auxvitesses des régulateurs à force centrifuge ou modérateurs à boules.