Band 
Tome sixième.
Seite
8
JPEG-Download
 

8

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

que par les diamètres des deux sièges, on reconnaîtra sans peine que cenest quen raison de laire de ceux-ci que la vapeur tend à tenir la soupapefermée. Ainsi le diamètre de la base supérieure du siège conique le pluspetit est de 0 m 100 (fig. 5) , celui de sa base inférieure , qui est de mêmedimension que le diamètre du siège le plus grand, est de 0 m 118 , et enfinle diamètre de la base inférieure de ce second siège est de O" 1 134 ; par con-séquent on voit que laire de la surface annulaire du siège supérieur, me-surée horizontalement, est égale à

(0 m 118 0 m 100) 2 X 0,7854 = 109^ 3 78 c -i 5 = 30° ^-8.celle du siège inférieur est à très peu près semblable, elle est de

(0 m 1340 m 118) 2 X 0,7854 = 140 cc i-75109.3 = 31 e u 45.

par conséquent la surface totale des deux sièges est de 62 e 125.

Or, une soupape conique ordinaire telle que celle représentée fig. 6, etqui, pour être dans les conditions semblables, devrait avoir 0 m 100 de dia-mètre à sa plus petite base, et 0 m 118 à sa plus grande, étant forcémentpleine dans toute son étendue, naurait pas moins de 109 c -<i-30 de surface,sur laquelle la pression de la vapeur agirait, cest-à-dire une surface pres-que double de la précédente. Il en résulte que pour soulever celle-ci, ilfaut dépenser un effort moitié moindre, en admettant quon ait à léleverde la même quantité.

Mais il est évident que lorsquune telle soupape à double siège souvre,elle laisse entrer la vapeur aussi bien par sa partie inférieure que par sapartie supérieure, tandis que la soupape ordinaire ne présente quune seuleouverture; par conséquent, pour effectuer le même écoulement de vapeuril faut de toute nécessité que cette soupape sélève dune quantité double,au moins, de la première. Il sensuit donc que dans le cas actuel, la dé-pense de force nécessaire pour lever la soupape à double siège est à peinele quart de celle quil faudrait pour la soupape conique à un seul siège.

Pour des machines puissantes, dans lesquelles il faut de toute nécessitéde grands passages à la vapeur, proportionnellement aux dimensions descylindres, on comprend que la différence est considérablement plusgrande, cest-à-dire que leffort à dépenser pour soulever des soupapes dé-quilibre de diamètres notablement plus grands, augmenterait fort peu, tan-dis que laccroissement de pression serait considérable pour une soupapeordinaire. On peut sen faire une idée plus palpable par les dimensions delappareil de 100 chevaux représenté sur les fig. 10 à 12.

Cette soupape déquilibre est mise en mouvement par le modérateur àforce centrifuge M ; elle est suspendue à charnière à la tige verticale enfer m, qui traverse le stuffingbox de la boîte à vapeur Q, et porte unedouille à embase, embrassée par la fourchette qui termine le levier coudéà équerre n ; la seconde branche de ce levier est engagée entre un ressort