Band 
Tome sixième.
Seite
13
JPEG-Download
 

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

13

Nous sommes convaincu que bien des erreurs seraient évitées dans lesusines, si on avait toujours soin de sattacher à ces deux principes : danspresque tous les chauffages à chaleur perdue, alimentant des machines àmarche intermittente, les chaudières pèchent, soit par défaut de surface,soit par défaut de capacité. Ces fautes arrivent encore, malheureusement,aux chaudières à feu direct. On ne saurait donc trop engager les construc-teurs à les éviter.

Admission de la vapeur. La vapeur arrive de différents points delusine et se réunit dans une boîte en fonte A, fig. 10, qui est placée au-dessusdu tuyauadducteurprincipalB.Ce tuyau, qui est également en fonte, porteà sa partie inférieure une poche a, munie dun robinet destiné à léva-cuation dune grande partie de leau qui sest condensée dans la boîte etdans une partie des conduites. De elle passe dans la boîte cylindrique etverticale C, qui renferme la soupape de détente D qui est représentée endétail (fig. 12). Après avoir traversé cette soupape, elle pénètre dans lachambre du tiroir de distribution E.

Sur le tuyau dadmission est rapportée une soupape à gorge b , appeléeaussi papillon, mobile à la main, et qui sert à donner ou à couper lavapeur lorsquil sagit de faire marcher ou darrêter la machine.

Distribution de la vapeur. Le tiroir de distribution E est enbronze, exécuté avec recouvrement et avance. Cette dernière est réglée demanière que ladmission commence à avoir lieu dès que la manivelle de lamachine ne se trouve plus quà 15 degrés sexagésimaux du point mort, cequi correspond à peu près à 1/10 de seconde avant le changement de direc-tion du piston. Le recouvrement, vu lexistence dune soupape de détente,est de peu dimportance et ne constitue quun moyen de sûreté, en cas defuite par cette soupape.

Le mouvement du tiroir est opéré par un excentrique circulaire F, placésur larbre du volant; cet excentrique est embrassé par une bague en deuxpièces, à laquelle est attaché le tirant en fer G, construit comme dans lamachine à vapeur, à balancier, de 40 chevaux, que nous avons donnéeavec détails dans le tome 1" de ce recueil. Terminé par une poignée, cetirant sagrafe au bouton du levier c dont laxe porte à son milieu un autrelevier d auquel est assemblée, par larticulation r, la tige t, du tiroir E.

La longueur totale de la course de ce tiroir est de 0 m 176. Les conduits dedistribution ou ports ont G8/260 m ou une surface de 0 m ' ( i-0177, ce qui revient,comme nous le verrons plus tard, à 1/30 delà surface du piston (1). Le départde la vapeur a lieu par deux tuyaux H de 0 m 14 de diamètre, placés des deuxcôtés du cylindre et se réunissant en un seul I, dun diamètre de 0 m 20.

Cylindre a vapeur. Le cylindre à vapeur J de cette machine a undiamètre de 0 m 862 ; sa longueur totale est de 2 34. La distance entre lesdeux fonds estde 2,198. La course du piston est de 2 ra 00, son épaisseur de

(I) Voy. les notes que nous avons données au sujet des dimensions des conduites et des priflees devapeur dans les descriptions des machines publiées tomes I, Il et III.