PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Nous sommes convaincu que bien des erreurs seraient évitées dans lesusines, si on avait toujours soin de s’attacher à ces deux principes : danspresque tous les chauffages à chaleur perdue, alimentant des machines àmarche intermittente, les chaudières pèchent, soit par défaut de surface,soit par défaut de capacité. Ces fautes arrivent encore, malheureusement,aux chaudières à feu direct. On ne saurait donc trop engager les construc-teurs à les éviter.
Admission de la vapeur. — La vapeur arrive de différents points del’usine et se réunit dans une boîte en fonte A, fig. 10, qui est placée au-dessusdu tuyauadducteurprincipalB.Ce tuyau, qui est également en fonte, porteà sa partie inférieure une poche a, munie d’un robinet destiné à l’éva-cuation d’une grande partie de l’eau qui s’est condensée dans la boîte etdans une partie des conduites. De là elle passe dans la boîte cylindrique etverticale C, qui renferme la soupape de détente D qui est représentée endétail (fig. 12). Après avoir traversé cette soupape, elle pénètre dans lachambre du tiroir de distribution E.
Sur le tuyau d’admission est rapportée une soupape à gorge b , appeléeaussi papillon, mobile à la main, et qui sert à donner ou à couper lavapeur lorsqu’il s’agit de faire marcher ou d’arrêter la machine.
Distribution de la vapeur. — Le tiroir de distribution E est enbronze, exécuté avec recouvrement et avance. Cette dernière est réglée demanière que l’admission commence à avoir lieu dès que la manivelle de lamachine ne se trouve plus qu’à 15 degrés sexagésimaux du point mort, cequi correspond à peu près à 1/10 de seconde avant le changement de direc-tion du piston. Le recouvrement, vu l’existence d’une soupape de détente,est de peu d’importance et ne constitue qu’un moyen de sûreté, en cas defuite par cette soupape.
Le mouvement du tiroir est opéré par un excentrique circulaire F, placésur l’arbre du volant; cet excentrique est embrassé par une bague en deuxpièces, à laquelle est attaché le tirant en fer G, construit comme dans lamachine à vapeur, à balancier, de 40 chevaux, que nous avons donnéeavec détails dans le tome 1" de ce recueil. Terminé par une poignée, cetirant s’agrafe au bouton du levier c dont l’axe porte à son milieu un autrelevier d auquel est assemblée, par l’articulation r, la tige t, du tiroir E.
La longueur totale de la course de ce tiroir est de 0 m 176. Les conduits dedistribution ou ports ont G8/260 m ou une surface de 0 m ' ( i-0177, ce qui revient,comme nous le verrons plus tard, à 1/30 delà surface du piston (1). Le départde la vapeur a lieu par deux tuyaux H de 0 m 14 de diamètre, placés des deuxcôtés du cylindre et se réunissant en un seul I, d’un diamètre de 0 m 20.
Cylindre a vapeur. — Le cylindre à vapeur J de cette machine a undiamètre de 0 m 862 ; sa longueur totale est de 2“ 34. La distance entre lesdeux fonds estde 2,198. La course du piston est de 2 ra 00, son épaisseur de
(I) Voy. les notes que nous avons données au sujet des dimensions des conduites et des priflees devapeur dans les descriptions des machines publiées tomes I, Il et III.