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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
doute, on ne peut contester cet avantage, mais il faut dire aussi, cepen-dant, que d’un autre côté, cette disposition exige autant de machines, au-tant de moteurs, qu’il y a d’appareils ou de trains de laminoirs à fairemarcher; par conséquent il ne peut y avoir d’économie dans les frais d’éta-blissement.
Sous ce rapport, M. Krafft a préféré la disposition de la machine quenous allons décrire, en mettant un engrenage sur l’arbre moteur, afinqu’elle puisse faire marcher simultanément ou successivement les trains delaminoirs placés de chaque côté. Les principales conditions qu’il a cherchéà réaliser sont : l’économie de construction, une grande solidité, et unevariabilité de puissance instantanée.
Les deux premières conditions se trouvent parfaitement satisfaites par lesystème à cylindre horizontal choisi par l’auteur, et tel qu’il est représentéen coupes longitudinale et transversale sur les fig. 10 et 11. En effet,comme nous le disions en commençant, les machines horizontales, com-parées à celles construites différemment, sont plus économiques, quant auprix de revient. Elles sont, en outre, plus faciles à consolider, attenduqu’elles sont établies sur une grande étendue de fondations, et que tousles organes mobiles exercent leur action à peu de hauteur au-dessus de cesmêmes fondations.
La troisième condition, celle de la variabilité instantanée de la puis-sance, est remplie de la manière la plus complète, par l’application de ladétente variable, au moyen de la soupape d’équilibre, marchant directe-ment par le régulateur à boules, comme dans la machine précédente. Onsait que ce système a été adopté avec beaucoup de succès par plusieursconstructeurs et notamment par la maison J. J. Meyer de Mulhouse , au-jourd’hui la société l’Expansion.
Le chauffage des chaudières destinées à la production de la vapeur, de-vait être opéré par la chaleur perdue des fours à puddler et à réchauffer (1).Cette circonstance, jointe à la dépense très-intermittente de la vapeur, pro-venant d’une marche très-irrégulièrement périodique du travail des lami-noirs, imposa à l’auteur l’adoption de chaudières à grande surface et à grandecapacité; à grande surface, parce qu’avec la chaleur perdue des fours, unmètre carré de surface de chauffe vaporise beaucoup moins d’eau qu’il n’envaporiserait en moyenne dans le cas d'un chauffage direct ; à grande ca-pacité, d’abord, parce que les variations de pression se font moins sentirdepuis le commencement jusqu’à la fin du passage d’une fournée aux lami-noirs, ensuite, parce que pendant la stagnation de la machine, les chau-dières emmagasinent une grande quantité de calorique, avant d’arriver aupoint où la pression devient assez forte pour soulever les soupapes, caraprès ce moment tout le calorique transmis à la chaudière est employé enpure perte à la vaporisation.
(4) Nous avons publié, dans le lome II, des dispositions de chaudières à vapeur ainsi chauffées parla chaleur perdue des fours et hauts-fourneaux.