MACHINE A FABRIQUER LE MORTIER,
ÉTABLIE
A LA DIRECTION DES CONSTRUCTIONS HYDRAULIQUES
DU PORT DE CHERBOURG,
La fabrication du mortier, lorsqu’il doit être employé en grande quan-tité dans les constructions, doit être faite mécaniquement, si, d’une part,on veut arriver à opérer d’une manière économique, et si, d’un autre côté,on veut satisfaire aux besoins de chaque jour.
Lorsqu’on ne doit employer que de faibles quantités, comme cela a lieudans des constructions particulières, les frais d’établissement de machinespourraient ne pas être couverts, on opère généralement le mélange et latrituration des matières qui servent à la composition du mortier, au moyend’espèces de rabots de bois, à partie plane et tranchante, attachés à unlong manche et manœuvres par des hommes de peine. Ils n’ont qu’à pousserleur rabot en avant, tout en appuyant sur la partie plate de l’instrument,et à le ramener vers eux, mais en appuyant alors sur le tranchant. C’est doncréellement un mouvement alternatif qu’ils impriment à cet outil, pourécraser et mélanger les matières qu’ils soumettent à leur action.
Dans les grands travaux, comme ceux qui sont nécessaires pour la con-struction des ponts, des aqueducs, des tunnels, ou d’autres monumentsimportants, il faut nécessairement des moyens d’exécution très-actifs,très-puissants. L’appareil qui est assez généralement employé, comme étantfacilement transportable, et susceptible de se placer dans toutes les loca-lités, est le manège à roues qui consiste simplement en une grande augecirculaire, de peu de profondeur, formée sur le sol même, et dans laquellese promènent deux roues parallèles, exactement comme deux roues devoiture montées sur leur essieu , et traversées par un axe horizontal quise prolonge de chaque côté, afin d’y atteler, comme à un manège, un oudeux chevaux, qui marchent constamment au pas et dans le même sens.
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VI.