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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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M. Hermann a également disposé des couteaux ou râcloirs J et 3 ' quidescendent dans lintérieur de lauge, en suivant le contour de celle-ci, afinde ramasser sans cesse la matière et la faire passer sous les meules, tout enla faisant retourner sur elle-même. Ces couteaux sont aussi en acier mince,coutournés en surface gauche, et boulonnés à un bras recourbé K en fer,qui se relie par une bride et deux boulons à larbre vertical, afin de tournercomme lui, et de suivre le trajet des meules.

De cette sorte on na, pour ainsi dire, pas à soccuper de la machine, lors-quelle travaille ; il suffit de verser dans lauge la quantité de cacao et desucre que lon veut broyer et mélanger ensemble, lopération seffectuedelle-même, louvrier peut soccuper dautre chose, et par conséquent en-tretenir plusieurs appareils à la fois.

Sans doute on a compris que ces meules ou rouleaux ellipsoïdes, ayantdeux mouvements , lun de translation, suivant la circonférence intérieurede lauge, lautre de rotation sur elles-mêmes, écrasent et froissent en mêmetemps les substances qui sont soumises à leur action, et comme celles-cichangent constamment de place, elles sont nécessairement mélangées ettriturées tout à la fois.

Depuis le peu de temps que cette machine est connue, M. Hermann aété appelé à en établir un grand nombre, afin de remplacer les pilons qui,désormais, sont entièrement supprimés dans la fabrication du chocolat.

MACHINE A TRITURER PRINCIPALEMENT LES SUBSTANCESPHARMACEUTIQUES. Fig. 5 a 7, pl. 2.

Toutes les matières ne sont pas propres à être triturées ou pulvériséespar les mêmes machines; celles qui sont dures et sèches, comme les os, parexemple, destinés à la fabrication du noir, ne peuvent pas être broyées avecdes appareils semblables à celles qui sont tendres et grasses ; telle sub-stance, soumise à un genre dinstrument, lengorgera facilement, etne permettra pas dobtenir beaucoup de produits dans un temps donné,tandis que telle autre se réduira avec une grande rapidité et avec économie.Nous avons déjà donné les dessins de plusieurs outils propres à broyer di-verses matières (1), nous les compléterons autant quil dépendra de nous,à mesure quil sen présentera de nouveaux, susceptibles de rendre de bonsservices, en faisant voir les applications spéciales que lon en fait dans lin-dustrie, pour en obtenir les meilleurs résultats.

La petite machine que nous donnons en coupe verticale et en plan surles fig. 5 et 6, pl. 2 e , est remarquable par sa disposition, par sa marche, etpar les bons résultats quelle procure. Destinée à remplacer le mortier etle pilon que le droguiste et le pharmacien emploient pour triturer les sub-stances quils sont appelés à livrer en poudre plus ou moins fine, quelque-

(i) Rappelons la machine de MM. Barralte et Bouvet, publiée dans le 2 e vol., et celle de M. Cam-bray, puis celle de M. Eérendorf, données dans le 3® vol.