PUBLICATION INDUSTRIELLE.
29
M. Hermann a également disposé des couteaux ou râcloirs J et 3 ' quidescendent dans l’intérieur de l’auge, en suivant le contour de celle-ci, afinde ramasser sans cesse la matière et la faire passer sous les meules, tout enla faisant retourner sur elle-même. Ces couteaux sont aussi en acier mince,coutournés en surface gauche, et boulonnés à un bras recourbé K en fer,qui se relie par une bride et deux boulons à l’arbre vertical, afin de tournercomme lui, et de suivre le trajet des meules.
De cette sorte on n’a, pour ainsi dire, pas à s’occuper de la machine, lors-qu’elle travaille ; il suffit de verser dans l’auge la quantité de cacao et desucre que l’on veut broyer et mélanger ensemble, l’opération s’effectued’elle-même, l’ouvrier peut s’occuper d’autre chose, et par conséquent en-tretenir plusieurs appareils à la fois.
Sans doute on a compris que ces meules ou rouleaux ellipsoïdes, ayantdeux mouvements , l’un de translation, suivant la circonférence intérieurede l’auge, l’autre de rotation sur elles-mêmes, écrasent et froissent en mêmetemps les substances qui sont soumises à leur action, et comme celles-cichangent constamment de place, elles sont nécessairement mélangées ettriturées tout à la fois.
Depuis le peu de temps que cette machine est connue, M. Hermann aété appelé à en établir un grand nombre, afin de remplacer les pilons qui,désormais, sont entièrement supprimés dans la fabrication du chocolat.
MACHINE A TRITURER PRINCIPALEMENT LES SUBSTANCESPHARMACEUTIQUES. Fig. 5 a 7, pl. 2.
Toutes les matières ne sont pas propres à être triturées ou pulvériséespar les mêmes machines; celles qui sont dures et sèches, comme les os, parexemple, destinés à la fabrication du noir, ne peuvent pas être broyées avecdes appareils semblables à celles qui sont tendres et grasses ; telle sub-stance, soumise à un genre d’instrument, l’engorgera facilement, etne permettra pas d’obtenir beaucoup de produits dans un temps donné,tandis que telle autre se réduira avec une grande rapidité et avec économie.Nous avons déjà donné les dessins de plusieurs outils propres à broyer di-verses matières (1), nous les compléterons autant qu’il dépendra de nous,à mesure qu’il s’en présentera de nouveaux, susceptibles de rendre de bonsservices, en faisant voir les applications spéciales que l’on en fait dans l’in-dustrie, pour en obtenir les meilleurs résultats.
La petite machine que nous donnons en coupe verticale et en plan surles fig. 5 et 6, pl. 2 e , est remarquable par sa disposition, par sa marche, etpar les bons résultats qu’elle procure. Destinée à remplacer le mortier etle pilon que le droguiste et le pharmacien emploient pour triturer les sub-stances qu’ils sont appelés à livrer en poudre plus ou moins fine, quelque-
(i) Rappelons la machine de MM. Barralte et Bouvet, publiée dans le 2 e vol., et celle de M. Cam-bray, puis celle de M. Eérendorf, données dans le 3® vol.