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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
fois impalpable, elle se compose aussi de pilons et de mortiers, mais dis-posés d’une manière différente : chaque pilon reçoit un mouvement circu-laire, au lieu de recevoir un mouvement alternatif de montée et de descente;il glisse en se promenant horizontalement et agit sur la matière avec unecertaine pression, au lieu de tomber verticalement et d’agir par chocs, parpercussion. Pour de certains produits comme ceux que l’on est parfois ap-pelé à employer dans la pharmacie, il importe de ne pas trop agir avec per-cussion , afin de ne pas échauffer, de ne pas fatiguer la matière, il estpréférable de la comprimer, de la broyer en frottant plus ou moins forte-ment, et d’ailleurs on peut produire, par cette disposition, sensiblementplus de travail que par le pilon et le mortier ordinaires ; surtout si, commedans la machine actuelle, on a le soin d’en disposer un certain nombreautour d’un même arbre vertical, que l’on peut aisément faire marcher parune manivelle.
Nous devons également à l’obligeance de M. Hermann la communica-tion de cet appareil, qui nous a paru appelé à rendre des services dansdiverses circonstances.
La partie inférieure est une sorte de coffre A ou de meuble octogonalen bois, surmonté d’une table de marbre B, dans laquelle sont pratiquéesquatre ouvertures coniques, à égale distance du centre, pour y loger quatreaugets ou mortiers circulaires C, qui paraissent avoir de l’analogie avecl’auge en granit de la machine à broyer représentée fig. 3 et 4 ; seulement,ils sont proportionnellement d’une dimension beaucoup plus petite , et aulieu d’y faire promener des galets ou meules mobiles, ce sont des pilons quiglissent en suivant la forme annulaire de l’auge. Ces mortiers sont égale-ment en marbre, taillés au tour et polis avec soin.
A leur centre est rapportée une crapaudine a qui reçoit le pivot des ar-bres D, auxquels sont attachés les pilons ; ceux-ci sont composés de plu-sieurs parties (fig. 7), savoir : 1° d’une première pièce inférieure E, qui estcelle que l’on fait agir, et qui est le pilon proprement dit ; 2° une tige ver-ticale F, à laquelle il est tenu par une clavette qui lui sert de manche , etenfin 3° d’une branche horizontale en fer G ajustée sur l’axe, et dans ladouille de laquelle passe la tige, surmontée d’un ressort à boudin b. Al’aide de la vis de pression c, on maintient tout le pilon sur son axe, à lahauteur convenable au-dessus du fond du mortier, suivant la quantité dematière que l’on veut soumettre à la fois à son action. Le ressort a pourobjet d’augmenter le poids propre du pilon, en le forçant à s’appuyer plusfortement dans l’auge, comme s’il était chargé d’un poids.
On comprend sans peine, par cette disposition, que si l’on imprime unmouvement de rotation à l’arbre central H, comme celui-ci porte à sonsommet une roue horizontale I, qui engrène à la fois avec les quatre pi-gnons d, rapportés à la partie supérieure des axes D, ce mouvement setransmet naturellement avec une vitesse trois fois et demie plus grande àces axes et par suite aux bras des pilons. Ces derniers sont donc forcés de