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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

fois impalpable, elle se compose aussi de pilons et de mortiers, mais dis-posés dune manière différente : chaque pilon reçoit un mouvement circu-laire, au lieu de recevoir un mouvement alternatif de montée et de descente;il glisse en se promenant horizontalement et agit sur la matière avec unecertaine pression, au lieu de tomber verticalement et dagir par chocs, parpercussion. Pour de certains produits comme ceux que lon est parfois ap-pelé à employer dans la pharmacie, il importe de ne pas trop agir avec per-cussion , afin de ne pas échauffer, de ne pas fatiguer la matière, il estpréférable de la comprimer, de la broyer en frottant plus ou moins forte-ment, et dailleurs on peut produire, par cette disposition, sensiblementplus de travail que par le pilon et le mortier ordinaires ; surtout si, commedans la machine actuelle, on a le soin den disposer un certain nombreautour dun même arbre vertical, que lon peut aisément faire marcher parune manivelle.

Nous devons également à lobligeance de M. Hermann la communica-tion de cet appareil, qui nous a paru appelé à rendre des services dansdiverses circonstances.

La partie inférieure est une sorte de coffre A ou de meuble octogonalen bois, surmonté dune table de marbre B, dans laquelle sont pratiquéesquatre ouvertures coniques, à égale distance du centre, pour y loger quatreaugets ou mortiers circulaires C, qui paraissent avoir de lanalogie aveclauge en granit de la machine à broyer représentée fig. 3 et 4 ; seulement,ils sont proportionnellement dune dimension beaucoup plus petite , et aulieu dy faire promener des galets ou meules mobiles, ce sont des pilons quiglissent en suivant la forme annulaire de lauge. Ces mortiers sont égale-ment en marbre, taillés au tour et polis avec soin.

A leur centre est rapportée une crapaudine a qui reçoit le pivot des ar-bres D, auxquels sont attachés les pilons ; ceux-ci sont composés de plu-sieurs parties (fig. 7), savoir : 1° dune première pièce inférieure E, qui estcelle que lon fait agir, et qui est le pilon proprement dit ; 2° une tige ver-ticale F, à laquelle il est tenu par une clavette qui lui sert de manche , etenfin 3° dune branche horizontale en fer G ajustée sur laxe, et dans ladouille de laquelle passe la tige, surmontée dun ressort à boudin b. Alaide de la vis de pression c, on maintient tout le pilon sur son axe, à lahauteur convenable au-dessus du fond du mortier, suivant la quantité dematière que lon veut soumettre à la fois à son action. Le ressort a pourobjet daugmenter le poids propre du pilon, en le forçant à sappuyer plusfortement dans lauge, comme sil était chargé dun poids.

On comprend sans peine, par cette disposition, que si lon imprime unmouvement de rotation à larbre central H, comme celui-ci porte à sonsommet une roue horizontale I, qui engrène à la fois avec les quatre pi-gnons d, rapportés à la partie supérieure des axes D, ce mouvement setransmet naturellement avec une vitesse trois fois et demie plus grande àces axes et par suite aux bras des pilons. Ces derniers sont donc forcés de