PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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autour duquel s’enroule la corde h, qui y est fixée par l’une de ses extré-mités, et qui se dirige vers sa circonférence au moyen des poulies derenvoi P, attachées solidement aux pieds des bigues. Ce tambour est ver-tical et traversé par un axe en fer qui, d’un bout, porte la roue droitedentée j, et, de l’autre, vers le bas, une roue à frein destinée à retenir lacharge élevée dans une position quelconque, et sur laquelle on agit alorspar un levier k. Avec la roue dentée.;, engrène un pignon plus petit l, quin’a que moitié de diamètre, et qui est monté sur l’axe d’un moyeu enfonte Q formé de plusieurs boîtes rectangulaires pour y loger à volonté etsuccessivement de grands leviers en bois ou en fer, à l’aide desquels onles fait tourner d’une certaine quantité, et par suite on fait mouvoir lesengrenages et les tambours du cabestan.
Pour diminuer autant que possible le frottement des poulies sur leursaxes, et faciliter par conséquent leur mobilité, MM. Mazeline ont adoptéune disposition de galets logés dans l’intérieur de ces poulies, et roulantautour des axes, comme le montrent les fig. 13 et 14, qui représententà une grande échelle les divers moyeux de ces dernières.
CALCUL RELATIF A LA CHARGE QUE L’ON PEUT ENLEVER AVEC L’AP-paiieil. — Le diamètre extérieur du tambour de chaque treuil est de0 m 65, celui de la roue dentée qui le surmonte est de 0 m 80, et celui dupignon, de 0 m 45 ; si on suppose que les leviers rapportés sur les moyeuxaient 2 m 25 de longueur, compris entre le centre et le point d’applicationde la puissance, on a alors le rapport de 1 à 10 entre le rayon du pignonet le rayon du levier ; par conséquent un effort donné, appliqué à l’extré-mité de celui-ci, sera dix fois plus grand à la circonférence du pignon.
D’un autre côté, le rapport entre le diamètre de ce pignon et celui dutambour du treuil, est comme 0,45 à 0,65, ou ; : 0,694 : 1 ; par consé-quent , on a
ou =
1
6,94
io : i : : i : o,694
pour le rapport de la puissance à la résistance.
Si l’on se rappelle maintenant que, comme on le démontre en statiquepour l’équilibre des corps, lorsqu’on fait l’application des moufles, lapuissance est à la résistance comme l’unité est au nombre des cordonsqui soutiennent la moufle mobile, on reconnaîtra que, dans l’appareilqui nous occupe, chaque moufle se compose de trois poulies, et que,comme il y a sept cordes qui le supportent, la puissance est le septièmedelà résistance ; il en résulte donc que le rapport entre la puissance appli-quée au bout du grand levier d’abattage, adapté au moyeu Q, est à la résis-tance ou à la charge suspendue au crochet de la moufle mobile, comme
1 ; 6,94 x 7 = 48,58
C’est-à-dire que dans le cas d’équilibre la puissance soutient un poids quiest plus de 48 fois plus considérable qu’elle, et comme il y a deux treuils