PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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deux portions de chaîne à maillons de fer G, qui s’accrochent directementà ces ancres et aux chapes des petites poulies à gorge e, autour desquellesles câbles s’enveloppent.
En changeant la longueur de ces haubans, ou les points fixes des ancres,on changera naturellement l’inclinaison des bigues, et par conséquent onvariera la distance horizontale qui existe entre leurs pieds, et les fardeauxou la ligne verticale passant par le point de suspension de la charge. Nousdonnons plus loin les résultats du calcul relatif aux diverses inclinaisonsque l’on peut faire prendre ainsi à l’appareil.
Des jambes ou tirants en bois G', placés derrière les bigues, vers lemilieu desquelles ils s’agrafent à charnière, au moyen des chapes en fer/,servent à retenir le système dans la position qu’on veut lui donner, c’est-à-dire à empêcher que par la tension des haubans, les bigues ne se redressentau delà de la ligne qui doit marquer leur limite. Ils buttent à cet effet, parleur pied, sur une plaque de fonte H, qui est encastrée dans le sol.
Des moufles et des treuils. — Les chaises ou chapeaux de fonte E,qui terminent les bigues, forment en même temps coussinets ou supportsà la forte traverse en fer I, à laquelle sont attachées les chapes des poulieset des moufles au moyen desquelles on enlève les fardeaux. Cette traversedoit présenter évidemment une grande solidité, puisqu’elle supporte toutela charge élevée ; aussi les constructeurs lui ont donné 45 centimètres dehauteur au milieu, sur près de 9 centimètres d’épaisseur, et 16 centimètresde diamètre aux tourillons ; elle est en forme de balancier ou de doubleparabole, comme le montre le détail fîg. 7. Elle est de plus surmontéed’une grande flèche en fer J, qui porte le drapeau, et qui est tenue dans ladirection verticale par les cordes g.
Près des tourillons de cette traverse sont suspendues les chapes des pou-lies principales K, sur la gorge desquelles passent les cordes h, qui commu-niquent aux treuils, et qui descendent sur les poulies des moufles infé-rieures L (flg. 10 et 11), remontent sur celles des moufles supérieures L',pour redescendre et remonter de nouveau, et enfin s’attacher aux cro-chets i des premières moufles. Cette disposition a pour objet d’augmenter,comme on le sait, la puissance, qui se multiplie autant de fois qu’il y a depaires de poulies.
Dans le dessin fig. 1 et 2, nous avons représenté un corps de chaudièreM que nous supposons entièrement enlevé par l’appareil, pour être dé-chargé dans le bateau à vapeur N, placé dans le bassin, auprès du borddu quai; c’est une chaudière à tubes, du système adopté généralementaujourd’hui pour les navires à vapeur de l’État. Nous allons voir qu’aumoyen des moufles et des treuils, cette chaudière, malgré son poids consi-dérable, peut être élevée très-facilement avec quelques hommes.
Les treuils ou cabestans destinés à la manœuvre des fardeaux sont placésà l’arrière de l’appareil; nous les avons représentés en détails sur les fig.8 et 9 ; ils se composent chacun d’un tambour cylindrique en fonte creux O,