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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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deux portions de chaîne à maillons de fer G, qui saccrochent directementà ces ancres et aux chapes des petites poulies à gorge e, autour desquellesles câbles senveloppent.

En changeant la longueur de ces haubans, ou les points fixes des ancres,on changera naturellement linclinaison des bigues, et par conséquent onvariera la distance horizontale qui existe entre leurs pieds, et les fardeauxou la ligne verticale passant par le point de suspension de la charge. Nousdonnons plus loin les résultats du calcul relatif aux diverses inclinaisonsque lon peut faire prendre ainsi à lappareil.

Des jambes ou tirants en bois G', placés derrière les bigues, vers lemilieu desquelles ils sagrafent à charnière, au moyen des chapes en fer/,servent à retenir le système dans la position quon veut lui donner, cest-à-dire à empêcher que par la tension des haubans, les bigues ne se redressentau delà de la ligne qui doit marquer leur limite. Ils buttent à cet effet, parleur pied, sur une plaque de fonte H, qui est encastrée dans le sol.

Des moufles et des treuils. Les chaises ou chapeaux de fonte E,qui terminent les bigues, forment en même temps coussinets ou supportsà la forte traverse en fer I, à laquelle sont attachées les chapes des poulieset des moufles au moyen desquelles on enlève les fardeaux. Cette traversedoit présenter évidemment une grande solidité, puisquelle supporte toutela charge élevée ; aussi les constructeurs lui ont donné 45 centimètres dehauteur au milieu, sur près de 9 centimètres dépaisseur, et 16 centimètresde diamètre aux tourillons ; elle est en forme de balancier ou de doubleparabole, comme le montre le détail fîg. 7. Elle est de plus surmontéedune grande flèche en fer J, qui porte le drapeau, et qui est tenue dans ladirection verticale par les cordes g.

Près des tourillons de cette traverse sont suspendues les chapes des pou-lies principales K, sur la gorge desquelles passent les cordes h, qui commu-niquent aux treuils, et qui descendent sur les poulies des moufles infé-rieures L (flg. 10 et 11), remontent sur celles des moufles supérieures L',pour redescendre et remonter de nouveau, et enfin sattacher aux cro-chets i des premières moufles. Cette disposition a pour objet daugmenter,comme on le sait, la puissance, qui se multiplie autant de fois quil y a depaires de poulies.

Dans le dessin fig. 1 et 2, nous avons représenté un corps de chaudièreM que nous supposons entièrement enlevé par lappareil, pour être dé-chargé dans le bateau à vapeur N, placé dans le bassin, auprès du borddu quai; cest une chaudière à tubes, du système adopté généralementaujourdhui pour les navires à vapeur de lÉtat. Nous allons voir quaumoyen des moufles et des treuils, cette chaudière, malgré son poids consi-dérable, peut être élevée très-facilement avec quelques hommes.

Les treuils ou cabestans destinés à la manœuvre des fardeaux sont placésà larrière de lappareil; nous les avons représentés en détails sur les fig.8 et 9 ; ils se composent chacun dun tambour cylindrique en fonte creux O,