PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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sions, déterminées d’après les développements d’un cercle qui est un peuplus petit que le diamètre même de l’arbre B qui les supporte. Chaquespire est composée de plusieurs feuilles de tôle de 3 mm - 2 à 3 mm - 4 d’épais-seur, rivées l’une à l’autre, en suivant la courbure donnée, et fermées surles côtés par des feuilles semblables, aux angles desquelles sont des cor-nières en fer qui servent à les assembler entre elles et qui sont égalementrivées avec elles. Tout le système est monté sur un moyeu en fonte G , for-mant plateau d’un côté et ouvert de l’autre pour la sortie de l’eau amenéesuccessivement par chacune des spires. Ce moyeu est fixé sur l’arbre B, quireçoit son mouvement par une grande roue droite D, avec laquelle engrèneun pignon E, monté sur l’arbre moteur de la machine à vapeur qui le com-mande.
Il est aisé de voir que chaque spire venant alternativement plonger dansle réservoir inférieur F, prend, comme une écope, une certaine quantitéd’eau qui, à mesure que la roue tourne, roule dans l’intérieur des compar-timents , en s’élevant naturellement jusque vers le centre où elle trouveune issue, et tombe alors dans le conduit G qui l’amène à la décharge. Oncomprend que la roue doit être placée de manière que l’extrémité ou l’em-bouchure des spires vienne très-près du fond du bassin, afin d’arriver àopérer l’épuisement le plus complètement possible ; il en résulte que commele niveau m n baisse au fur et à mesure que la machine travaille, la quan-tité d’eau élevée à chaque tour diminue proportionnellement.
Dans la seconde roue à tympan, représentée fig. 3 et 4, et qui n’est qu’àdeux spires, A, A', M. Cavé a apporté une modification notable qui paraîttrès-importante pour les résultats ; au lieu de donner à chaque aube la vé-ritable forme de la spirale ou de la développante de cercle, il a rentré cettecourbe, de manière à revenir sur elle-même, afin de présenter moins d’ou-verture à l’entrée ; ainsi la largeur ab de l’embouchure est sensiblement plusétroite que celle qui existe à l’intérieur ; cette disposition , qui existe déjàen partie sur la première roue (fig. 1), est toute rationnelle, si l’on re-marque que la sortie est nécessairement limitée, et qu’il convient par suitede ne pas avoir des entrées beaucoup trop considérables, afin que l’unepuisse débiter l’eau amenée par l’autre. M. Cavé a tellement bien comprisl’utilité d’une grande sortie, qu’il a cherché à ouvrir le centre sur les deuxcôtés de la roue. Ainsi son moyeu en fonte C, est formé d’un noyau cylin-drique fixé sur l’arbre B , et terminé de chaque bout par quatre bras, quilaissent entre eux un vide ; sur le bord de ces bras sont des cercles évasésen forme d’entonnoir H, par lesquels l’écoulement de l’eau a lieu.
Cette roue étant destinée par les ingénieurs des ponts et chaussées à ef-fectuer des épuisements dans diverses localités, et par conséquent dans desbassins dont les niveaux sont très-variables, M. Cavé a dû la construire demanière à permettre de la monter et de la descendre à volonté, suivant laprofondeur de ces réservoirs. Au lieu d’être établie sur une maçonnerie ousur un bâtis fixe, elle est, au contraire, portée sur des pièces de charpente
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VI.