PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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blissement hydraulique de Marly, ont vu que sur les côtés des roues à aubeson a appliqué des syphons qui élèvent à chaque tour une certaine quantitéd’eau.
La roue à tympan est une machine dont les anciens faisaient un fré-quent usage ; nous devons être étonnés qu’elle ne soit pas employée denotre temps, car elle est véritablement susceptible de donner de bons ré-sultats , surtout construite et perfectionnée comme elle peut l’être aujour-d’hui. On en distingue de deux espèces ; l’une, la plus simple et aussi laplus ancienne, est celle à palettes droites contournant au centre; l’autre, quiest plus avantageuse , est à palettes courbes ou spirales. La première estformée de deux disques ou plateaux circulaires, réunis par une enveloppecylindrique extérieure ; elle est divisée, intérieurement, en huit ou en unplus grand nombre de compartiments, par des cloisons placées dans la di-rection même des rayons ; la surface cylindrique est percée d’une ouverturepour chacun des compartiments, et tout le système est traversé par un grosarbre sur lequel sont pratiquées de larges entailles qui correspondent à cesmêmes compartiments. Lorsque cette machine est convenablement établiesur le bassin qui contient l’eau à puiser, et qu’on lui imprime un mouve-ment de rotation continu et très-lent, chaque orifice extérieur, en passantsous le niveau du bassin , y puise une certaine quantité d’eau , et va sortirpar l’entaille correspondante de l’arbre.
« Au commencement du siècle dernier, dit M. D’Aubuisson dans sonTraité, d’hydraulique , Lafaye courba les cloisons suivant la développée ducercle du moyeu, et il supprima l’enveloppe convexe. L’ingénieur Perroneten a aussi fait sur ce second système. »
M. Cavé a été chargé, ces dernières années, de construire des roues dece genre; elles sont véritablement remarquables par leurs dimensionscomme par le mode d’exécution ; au lieu d’être en bois comme on les avaitfaites jusqu’alors, elles sont entièrement en tôle et en fonte; ainsi les aubescourbes sont formées de feuilles de tôle assemblées et rivées sur les cor-nières en fer ; et de même l’arbre est en fer forgé ou en fonte, et le mou-vement de rotation leur est imprimé par une machine à vapeur. L’une deces roues n’élève pas moins de 80,000 mètres cubes d’eau par vingt-quatreheures, avec une puissance de 25 à 30 chevaux ; elle est à deux spires seu-lement , et une autre est à quatre spires.
DESCRIPTION DES ROUES A TYMPAN EN MÉTAL,REPRÉSENTÉES FIG. 1 A 4 , PL. 4 .
La première roue à tympan, représentée en coupe verticale perpendicu-laire à l’axe (fig. 1) et en section transversale passant par l’axe (Gg. 2), a étéconstruite pour des épuisements à faire aux environs de Tours . Elle est àquatre courbes spirales A, A 1 A 2 et A 5 , de mêmes formes et de mêmes dimen-