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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
ont été engagées au sujet de ce que le propriétaire, à l’instigation d’uncharpentier des environs de Paris , qui se dit mécanicien constructeur demoulins, prétendait que cette roue ne rendait pas tout l’effet utile qu’elledevait produire (le charpentier expert lui ayant assuré qu’on pouvait fairerendre à une telle roue 50 p. °/ 0 de plus, et se chargeant de la remplacer enproduisant ce résultat). Si on veut bien remarquer que la roue de Dugny,construite sur le même modèle que la roue de Gorbeil, a donné, d’après lesexpériences, un effet utile de 75 à 78 p. °/o> on ne sera pas peu étonné devoirencore à notre époque de prétendus perfectionneurs, qui, sous prétexted’être plus habiles que d’autres, ne craignent pas d’avancer des absurdités,et au besoin de s’engager à faire en détruisant ce qui existe (sauf à se re-tirer, il est vrai, s’ils ne réussissent pas). Comprend-on, par exemple, quesi le propriétaire, comme cela a été sur le point de se faire à Dugny, avaitlaissé détruire la roue, pour en faire établir une autre par l’habile charpen-tier, celui-ci lui aurait donné un moteur bien plus avantageux, capable deproduire 75 p. °/ 0 + 50 p. °/ 0 , soit 125 p. "/„?
Il faut le dire , malheureusement on est jugé quelquefois encore (maisplus rarement cependant) par des experts de cette force, qui ne cherchentévidemment qu’à blesser le constructeur et à lui nuire. De là viennent desprocès injustes, qui sont aussi déplorables pour le propriétaire que pourle mécanicien.
Voici la note publiée dans le Bulletin de l’Académie des Sciences :
NOTE SUR L’EFFET UTILE D’UNE ROUE DE COTÉ,
A PALETTES PLONGEANTES,
SELON LE SYSTÈME DE MM. COBIOLIS ET BELLANGER,
« Il y a peu de temps encore, loin de regarder comme utile de faire plonger, enpartie, dans le bief inférieur les aubes des roues de côté, on les disposait au-dessusd’un ressaut. MM. Coriolis et Bellanger soutenaient que c'était une faute, et leursidées sur ce sujet, commencent à se répandre. Je crois donc faire une chose utile,du moins pour les étrangers, en publiant les résultats principaux d’une expériencesur cette disposition à laquelle j’ai concouru l’année dernière. »
« M. Rudler, ingénieur de la manufacture royale des tabacs, appelé à examinerla roue du moulin établie à Dugny par M. Cartier, me fit l’honneur de me convo-quer, le 16 juin 1844, avec M. Le Verrier, répétiteur à l’École Polytechnique , etM. Antiq, ingénieur mécanicien, pour faire au frein de nouvelles expériences.