Band 
Tome sixième.
Seite
62
JPEG-Download
 

62

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

se prolonge au delà du plan vertical mené par laxe de la zone, dune longueur àpeu près égale à lintervalle entre deux aubes; du côté damont, il sévase en enton-noir pour faciliter lentrée de leau qui en couvre ainsi l'orifice, et y pénètre commeelle ferait dans une conduite placée au fond dun réservoir. Il résulte de cette dis-position que leau de la retenue agit sur les palettes, comme elle agirait sur le pistondun cylindre.

« Pour diminuer la résistance de leau sur les aubes ou palettes, elles sont tailléesen forme de proue par dessous, et en forme de poupe par dessus.

« La roue ne perd à peu près rien de son effet utile, pour une même chute,quand leau sélève, en amont, jusquau point de surmonter le petit cylindre audelà duquel sont placées les aubes.

« Pour que cette roue jouisse des avantages qui lui sont propres, il faut que savitesse nexcède pas 130 par seconde. »

Essai au frein. La roue qui vient dêtre décrite, essayé au frein, a donné0.825, 0.75, 0.824, 0.85 pour 100; ces rendements, même le plus faible, atteignentou dépassent les rendements les plus forts des meilleures roues connues. Je nosepas affirmer que ces résultats sont irréprochables, bien que les expériences aient étéfaites sous les yeux de M. Bellanger, professeur dhydraulique à lécole des Ponts-et-Chaussés, et de quelques autres habiles ingénieurs, et que je ne me sois pas fié àmes propres calculs pour déterminer leffet utile. Cest ce qui me fait vivementdésirer que lAcadémie des Sciences veuille bien nommer une commission pourconstater ce rendement dune manière authentique.

EAU DE SAVON POUR LUBRIFIER LES PIVOTSET TOURILLONS DES ARBRES,

PAR M. DIEUDONNÉ.

Il y a peu de temps un constructeur américain sest fait breveter pour une dispo-sition mécanique servant à lubrifier les tourillons avec de leau au lieu dhuile oude graisse. On sait que dans plusieurs circonstances, déjà depuis longtemps, on aemployé leau à cet usage. Mais M. Dieudonné observe que leau entraîne une plusprompte destruction du fer et du bronze. Toutefois il propose, comme produisantde bons résultats, non de leau ordinaire qui tient presque constamment en disso-lution des matières qui attaquent les métaux, mais de leau filtrée dans laquelle ila dissous du bon savon jusquà lapparence laiteuse. Cette eau laiteuse na pas,dit lauteur, comme lhuile, linconvénient de laisser sur les métaux une crasse quiaugmente le frottement. Il suppose que leau de savon découle incessamment dunréservoir et se perd en tombant goutte à goutte.

On sait que leau de savon est souvent employée dans les ateliers de constructionpour faciliter le travail des outils ; ainsi, pour tourner, pour percer, il nest pasrare de voir les ouvriers faire usage de leau légèrement chargée de savon. On serappelle que nous avons indiqué , en 1841, dans le tome 1 er , le procédé de M. Sul-zer pour empêcher les tourillons de séchauffer avec une dissolution de potasse.