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au levier cintré, de manière que son point d’attache se trouve très-proche ducentre d'oscillation ; mais si, au contraire, on veut opérer avec une certainepuissance, et par conséquent en introduisant une plus grande quantité devapeur, et pendant plus longtemps, il faut changer, éloigner le point d’at-tache comme dans la fig. 10. La course du tiroir devient beaucoup plusgrande, quoique l’excentrique reste le môme, et l’orifice r reste plus long-temps ouvert; l’échappement s’ouvre plus tard. Cette disposition, quiade l’analogie avec le système de détente que M. Cavé a adopté dans leslocomotives qu’il a construites pour le chemin de fer du Nord , et dont nousavons parlé au commencement du 5 e volume, est évidemment d’une appli-cation très-heureuse dans ce genre de machines qui sont susceptibles dedécouper tantôt des pièces très-fortes, et tantôt des pièces beaucoup plusfaibles, et qui éprouvent par conséquent des résistances très-variables. Lagrande manette L qui est à la portée du cisailleur, lui est très-commode,puisqu’il lui suffit de la monter ou de la descendre, et de la faire portersur l’une des entailles de l’espèce de crémaillère fixe N, pour changer à savolonté la position de l’attache, et par suite la course du tiroir de distri-bution sans se déranger de place. On comprend alors que la manœuvred’une telle cisaille soit très-commode, et avantageuse pour les ouvriers.
Le cisailleur se tient naturellement près de la tête de la machine, il posesa barre à couper sur la table qui porte le couteau fixe a, et la pousse jus-qu’à ce qu’elle touche par le bout le buttoir e (fig. 6), et pour qu’elle soitmaintenue de manière à ne pouvoir glisser ou s’échapper pendant la pres-sion du couteau, il a eu le soin de la passer sous la règle fixe O, qui, d’unepart, est tenue à l’axe c par une tête et une goupille, et de l’autre, à l’ex-trémité prolongée du porte-couteau A, par le boulon s; de ce côté, elleest à coulisse afin de permettre de la monter ou de la descendre à volonté,suivant la plus ou moins grande épaisseur des barres qui doivent passerentre elle et le couteau fixe.
Travail de la cisaille. — Comme nous l’avons dit, cette machineest assez puissante pour couper, d’une manière franche et nette, desbandes de fer de la dimension de celles appliquées sur la circonférencedes roues motrices des locomotives. Le cylindre à vapeur a 0 ra 34 de dia-mètre , ce qui correspond à une section de
«H 2
X 3,1416 = 908 centim - ( i uar *
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La vapeur étant engendrée à cinq atmosphères, produit donc sous lasurface de son piston une pression équivalente à
908 X 4,132 = 3752 Ul '
déduction faite de la pression atmosphérique qui est de l k 033 par centi-mètre quarré. Or, la longueur du bras du levier sur lequel le piston agit,