Band 
Tome sixième.
Seite
67
JPEG-Download
 

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

67

simple ; ce nest réellement quune sorte de manchon de fonte, évidé àlintérieur pour recevoir la tige, et tourné extérieurement avec quelquesgorges demi-rondes, dans lesquelles on coule du métal fusible qui formetoute sa garniture , comme dans les presses à plomb que nous avons pu-bliées à la fin du 5 e volume.

La machine étant nécessairement à simple effet, le cylindre à vapeur Dest entièrement ouvert par sa partie supérieure, de sorte que le dessus dupiston est toujours à lair libre; la vapeur nagit quen dessous pour le fairemonter, il doit descendre par son propre poids et par une partie de celuidu balancier, lorsque la vapeur séchappe. Pour limiter sa course, et enmôme temps pour lactionner au moment du changement de direction demarche, M. Cavé a appliqué, comme dans les machines à percer, un volantqui est placé sur le bout de larbre coudé en fer forgé H, au milieu duquelest adaptée la bielle à chape I, qui est suspendue, comme la tige du piston,vers lextrémité du balancier; de cette sorte, les points morts passent tou-jours facilement, sans hésitation.

Pour la distribution, le constructeur a fait lapplication dun mécanismefort simple et très-ingénieux, afin de faire marcher le tiroir dune manièrecontinue, et en même temps pour varier les moments dintroduction etde sortie à volonté, tout en nemployant quun excentrique circulaire J,comme dans les machines ordinaires. Ce système consiste à relier le boutdu tirant dexcentrique l, à une pièce courbe à coulisse m (fig. 5), quioscille autour de son axe i, et qui, en même temps, est assemblée à lacourte tige en fer n, dont lautre extrémité sattache, comme une petitebielle, au levier extérieur K. Celui-ci est monté au bout dun axe ;, et faitcorps avec la grande manette à poignée L, afin de pouvoir être , au besoin,manœuvrée à la main, et toujours à la disposition du conducteur de lamachine, qui est nécessairement placé près des couteaux de la cisaille.

Le premier axe i est prolongé du côté du cylindre à vapeur pour porterune petite fourchette en fer o (fig. 7), à laquelle est suspendue la tige pdu tiroir de distribution q, contenu dans la boîte de fonte M. 11 en résulteque dans le mouvement de rotation de lexcentrique,, le levier à coulissecommandé par celui-ci fait osciller son axe et par suite la fourchette o, qui,de cette sorte, oblige le tiroir à monter ou à descendre, et par conséquentà ouvrir ou à fermer alterrHaîivement lorifice r qui conduit à la partie in-férieure du cylindre à vapeur.

Or, suivant que le point dattache du tirant de lexcentrique se trouveplus rapproché du centre doscillation i, comme nous le supposons sur lafig. 9, ou bien, au contraire, plus éloigné de ce centre, comme il estindiqué fig. 10, lamplitude du mouvement du levier cintré m est pluspetite ou plus grande, et par suite le tiroir est plus tôt ouvert, mais aussiplus tôt fermé, et réciproquement. Si donc on veut agir avec peu de vapeur,cest-à-dire nen introduire dans le cylindre que pendant une faible por-tion de la course, on règle la position du tirant dexcentrique par rapport