PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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simple ; ce n’est réellement qu’une sorte de manchon de fonte, évidé àl’intérieur pour recevoir la tige, et tourné extérieurement avec quelquesgorges demi-rondes, dans lesquelles on coule du métal fusible qui formetoute sa garniture , comme dans les presses à plomb que nous avons pu-bliées à la fin du 5 e volume.
La machine étant nécessairement à simple effet, le cylindre à vapeur Dest entièrement ouvert par sa partie supérieure, de sorte que le dessus dupiston est toujours à l’air libre; la vapeur n’agit qu’en dessous pour le fairemonter, il doit descendre par son propre poids et par une partie de celuidu balancier, lorsque la vapeur s’échappe. Pour limiter sa course, et enmôme temps pour l’actionner au moment du changement de direction demarche, M. Cavé a appliqué, comme dans les machines à percer, un volantqui est placé sur le bout de l’arbre coudé en fer forgé H, au milieu duquelest adaptée la bielle à chape I, qui est suspendue, comme la tige du piston,vers l’extrémité du balancier; de cette sorte, les points morts passent tou-jours facilement, sans hésitation.
Pour la distribution, le constructeur a fait l’application d’un mécanismefort simple et très-ingénieux, afin de faire marcher le tiroir d’une manièrecontinue, et en même temps pour varier les moments d’introduction etde sortie à volonté, tout en n’employant qu’un excentrique circulaire J,comme dans les machines ordinaires. Ce système consiste à relier le boutdu tirant d’excentrique l, à une pièce courbe à coulisse m (fig. 5), quioscille autour de son axe i, et qui, en même temps, est assemblée à lacourte tige en fer n, dont l’autre extrémité s’attache, comme une petitebielle, au levier extérieur K. Celui-ci est monté au bout d’un axe ;, et faitcorps avec la grande manette à poignée L, afin de pouvoir être , au besoin,manœuvrée à la main, et toujours à la disposition du conducteur de lamachine, qui est nécessairement placé près des couteaux de la cisaille.
Le premier axe i est prolongé du côté du cylindre à vapeur pour porterune petite fourchette en fer o (fig. 7), à laquelle est suspendue la tige pdu tiroir de distribution q, contenu dans la boîte de fonte M. 11 en résulteque dans le mouvement de rotation de l’excentrique,, le levier à coulissecommandé par celui-ci fait osciller son axe et par suite la fourchette o, qui,de cette sorte, oblige le tiroir à monter ou à descendre, et par conséquentà ouvrir ou à fermer alterrHaîivement l’orifice r qui conduit à la partie in-férieure du cylindre à vapeur.
Or, suivant que le point d’attache du tirant de l’excentrique se trouveplus rapproché du centre d’oscillation i, comme nous le supposons sur lafig. 9, ou bien, au contraire, plus éloigné de ce centre, comme il estindiqué fig. 10, l’amplitude du mouvement du levier cintré m est pluspetite ou plus grande, et par suite le tiroir est plus tôt ouvert, mais aussiplus tôt fermé, et réciproquement. Si donc on veut agir avec peu de vapeur,c’est-à-dire n’en introduire dans le cylindre que pendant une faible por-tion de la course, on règle la position du tirant d’excentrique par rapport