PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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d’exposer en se servant de l’air comprimé ; nous reconnaîtrons, en effet, quece dernier mode paraît présenter, d’après l’auteur, des avantages notables.
Ainsi les fig. 9 et 10 représentent en coupes longitudinale et tranversalela nouvelle soupape destinée à mettre en communication les diverses sec-tions ou périodes du chemin.Voici la manière dont elle est mise en mouve-ment : le dessous du wagon directeur I, porte une espèce de châssis inclinéqui, dans sa marche, agit sur des bascules après lesquelles sont attachés desfils de fer, qui font mouvoir le levier i dans un sens ou dans l’autre. L’axed’oscillation de ces leviers fait mouvoir en même temps la clef d’un robinetà air et un secteur denté agissant sur la crémaillère c, de manière à pousserun loquet ou verrou sous les registres 1), qui interceptent ou qui ouvrentla communication du tube réservoir avec le tube propulseur, et d’un autreà fournir de l’air sur ou sous le piston /. Ceci étant entendu, on se rendrafacilement compte du fonctionnement de l’appareil. En effet, le vide étantfait dans le tube auxiliaire B, le premier registre, placé horizontalementet la soupape conique d fermée et reposant sur son siège, le plan incliné duwagon agira sur la première bascule et fera en même temps ouvrir la sou-pape, évacuer l’air du tube A, en passant par les conduits b et e, et pous-ser le verrou du registre D ; le piston prendra alors son mouvement qu’ilcontinuera jusqu’à la seconde période; mais, par un autre mouvement debascule, la soupape s’étant refermée, le petit robinet d’air qui se trouvecomprimé entre les deux registres forcera celui D 7 à basculer autour de sonpoint fixe et à se placer comme nous l’avons vu pour la première période,et ainsi de suite pour les autres.
En résumé, voici, d’après l’auteur, les avantages de ce nouveau mode depropulsion, comparés à ceux du système irlandais :
1° Les moteurs pourront fonctionner utilement, sans interruption, pen-dant le service journalier, au lieu de quelques minutes seulement durantle passage d’un convoi ;
2° Un moteur de la force de 10 chevaux fera un travail utile, semblableà ceux de 100 à 150 chevaux que l’on doit placer de cinq en cinq kilomètresdans le système irlandais. Résultat facile à comprendre, puisqu’il est la con-séquence forcée de l’action simultanée et solidaire des moteurs ;
3° Le fonctionnement régulier de l’appareil ne dépendra plus du déran-gement d’un des organes de ces mécaniques ; un ou plusieurs d’entre euxpourront entrer en réparation, sans qu’il survienne pour cela la moindreperturbation dans le service ; autre conséquence, très-importante, résul-tant de l’action simultanée des moteurs;
4° La rentrée de l’air dans le tube de propulsion sera forcément réduitedes 9/10 cs , puisqu’au lieu de s’exercer sur une étendue de la soupape lon-gitudinale de 10 kilomètres, elle ne pourra plus s’opérer que sur un seul ;enfin, elle sera réduite des 19/20 ,s , si l’on veut diviser le tube de propulsionpar sections de 500 mètres, au lieu de 1,000 mètres que nous avons supposéqu’on pourra leur donner ;