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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
5° Le système sera indépendant des gares ou des machines fixes, et leconducteur du wagon locomoteur, devenu indépendant lui-même, pourramettre le convoi en mouvement, le modérer ou l’arrêter quand il le voudra,sans qu’il soit obligé d’avoir recours à l’emploi des freins ou du télégrapheélectrique;
6° Enfin, les moteurs naturels qui ne sont pas applicables, ou fort diffi-cilement, dans le système irlandais, le deviennent bien facilement ici,quelle que soit d’ailleurs leur puissance, et au moyen de tubes de raccor-dement on pourra les aller chercher à une grande distance des lieux oùpassera la voie de fer.
Le 8 mai 1845, M. Fastier prit un brevet pour des Moyens et machinespropres à la locomotion atmosphérique sur les chemins de fer.
Le principe de ce brevet repose en même temps sur la fermeture dutube et sur les moyens d’exécution du chemin en général. Dans l’un, lasoupape est composée de ressorts garnis à l’intérieur d’un cuir graissé. Cesressorts pressent l’un contre l’autre; mais pour rendre la fermeture plusexacte et moins accessible à l’eau ou à la poussière, on la termine par uncrochet qui fait partie de l’un des ressorts et qui empêche l’autre de s’écar-ter. Au passage du piston, une pièce coudée et formant plan incliné dé-croche le loquet et offre à la tige un libre passage, cette dernière pressantsur les ressorts, tend à les ouvrir pour les laisser ensuite revenir sur eux-mêmes. Un autre système parmi ceux proposés par M. Fastier, serait derendre un côté de la soupape mobile et à charnière, et de le faire fermerpar un ressort indépendant qui aurait son point d’appui sur le contour dutube de propulsion.
Le brevet demandé par M. Pinkus, le 13 mai 1845, pour un Système per-fectionné dans la construction et dans le moyen de faire opérer les cheminsde fer atmosphériques , système applicable à l’impulsion sur les canaux etles roules ordinaires , paraît reposer sur le moyen déjà proposé par cet in-venteur et d’autres personnes, pour opérer le mouvement par la friction.Du reste, l’auteur a tâché de réunir dans son privilège toutes sortes deprincipes et de procédés connus ou nouveaux. En présence du volumineuxdossier qui accompagne sa demande, il est difficile de saisir l’unité ou labase de son invention; c’est tout au plus si la durée des séances accordéesau ministère de l’agriculture permet d’en compter les dessins et d’en feuil-leter les mémoires. Nous ne serons pas taxé d’exagération en disant que lebrevet et ses additions comprennent 182 pages in-folio et 49 dessins, laplupart format grand-aigle (1).
Nous mentionnerons parmi les découvertes qu’on peut ranger dans latroisième série, celle de M. Meyer-Rieter de Winterthur , breveté le 2 oc-
(IJ On voit à ce compte que la taxe de 4,500 francs, exigée par la loi , pour un brevet de 45 ans,ne suffirait pas à payer les frais d’impression et de dessin, que ia publication d’un tel travail sus-citerait au ministère d’après l’art. 24 de la loi du 5 juillet 1844. Nous venons d’apprendre que ladeuxième annuité de ce brevet n’ayant pas été acquittée, l’inventeur est déchu de tous ses droits.