PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Le 21 du môme mois, MM. Vallod et Gilardeau prirent un brevet de15 ans pour un Sijstème de chemin de fer à air , avec artère libre et propul-seur externe, mû sur un rail gouverneur, qui présente beaucoup d’ana-logie quant au principe avec celui de MM. Laurenzana et Roque, maisqui est combiné d’une façon fort remarquable pour produire les meilleursrésultats. Les auteurs se servent du vide pour faire mouvoir leur propul-seur externe, qui reçoit l’impulsion de pistons distancés placés sur toutela longueur de la ligne.
La fig. 11 , pl. 7 , représente la section transversale d’un nouveau genrede fermeture, patenté, en Angleterre, au nom de MM. Clark et Varley. Ilse compose d’un tube en fer fendu A, armé de bras en fer B B’ qui se réu-nissent en son point culminant, de manière à former une fermeture élas-tique b b'. Un de ces bras B est courbé suivant un quart de cercle, et sup-porté, à l’extérieur du tube, par un support en fonte C. L’autre B’ l’estsuivant un demi-cercle , et tourne autour d’une tringle ou pivot c fixé aumôme support C. Par ce moyen, le tube se trouve suspendu, et peut seprêter facilement à toutes les déformations causées par le passage dupiston (1).
Nous trouvons au sujet de cette fermeture, dans le Moniteur industriel,un article intéressant que nous croyons devoir reproduire en entier.
« Ce système, désigué depuis longtemps dans les journaux anglais comme biensupérieur à celui de Clegg et Samuda par ceux qui l’avaient étudié sur les dessins,sur les descriptions , vient de confirmer par une première épreuve toutes les espé-rances qu’il avait fait concevoir. Quoi qu’il puisse résulter d’une application sérieusede ce système, sa supériorité sur celui de Clegg et Samuda est désormais hors dedoute. Le succès du premier concordait avec l’abandon de celui-ci sur le chemin deCroydon. Les 1,800,000 francs votés par les chambres françaises pour l’essai dessystèmes français et consacrés à la répétition sur Saint-Germain du système Clegget Samuda sont décidément perdus. Ce qu’il y a de plus fâcheux encore que la pertede 1,800,000 francs, c’est que l’administration ne manquera pas de rendre respon-sable de cet insuccès 1 q principe atmosphérique, dont elle a refusé malgré leschambres d’essayer plusieurs applications françaises , peut-être toutes meilleuresque le procédé Clegg et Samuda , principe dont voici du moins une application an-glaise incontestablement bien meilleure et qui ne sera plus essayée malgré l’avan-tage qu’elle a d’être étrangère; ou peut-être songerons-nous à répéter l’essai deMM. Clarke et Varley lorsque ces messieurs ou tous autres, pourvu qu’ils soientétrangers , auront perfectionné , trouvé mieux encore. C’est ainsi que l’administra-tion pratique le noble sentiment exprimé dans ces paroles de M. Arago qui furentcouvertes d’applaudissements à la chambre des députés :
" B me semble, messieurs, que la France doit toujours prendre sa part dans les“ perfectionnements de tout genre qui s’opèrent dans le monde. Suivant moi, quand« elle n’est pas sur le premier rang , c’est qu’elle a perdu sa place. »
« L’essai de Saint-Germain ne la lui fera pas reprendre, et le nouvel essai del’Angleterre l’en éloigne plus que jamais.
(L Machanic's magazine august 1846, page 109.