Band 
Tome sixième.
Seite
114
JPEG-Download
 

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

114

M. Pecqueur, un de nos ingénieurs les plus capables, prit, ie 7 juillet 1846un nouveau brevet dinvention de 15 ans pour un Système de chemin de feratmosphérique par lair comprimé , présentant cette différence avec sonpremier système, quau lieu de locomotive, on se sert dun piston analogueà celui du système irlandais, et mobile dans un tube qui offre des solutionsde continuité à laide de pentes et contre-pentes. Lalimentation de lair,derrière le piston, a lieu, comme dans les premières dispositions de lau-teur, par un tube parallèle au précédent et presque jointif, dans lequellair est toujours ralenti avec des machines à compression fixe. Ce mêmetube communique avec chacune des extrémités des différentes parties dutube locomoteur, par des tubulures à robinet que lon ouvre un peu aprèsle passage du piston. Une vanne-clapet, poussée alors par le courant, sereferme aussitôt derrière ce piston, dont la tige traverse latéralement letube propulseur garni dune soupape longitudinale qui offre quelques avan-tages particuliers sur les dispositifs déjà proposés.

La nouvelle combinaison de ce chemin atmosphérique se caractérise parla mise à profit des descentes de terrain qui na pas lieu dans les systèmesmarchant par le vide , et qui, permettant alors de faire agir lair par dé-tente, amène un notable bénéfice de force motrice. Une autre source dé-conomie de force dans lemploi de lair comprimé résulte de la réductionnaturelle du rapport des tensions extrêmes, pour produire une même dif-férence de pression sur le piston locomoteur.

Mais cette invention ingénieuse et remarquable ne pourrait être appré-ciée par cette simple description. Nous y reviendrons, pl. 8, en décrivantle système avec tous ses détails.

Le 17 juillet 1846, M. Swinburne de Londres prit en France , après avoirété patenté en Angleterre le 3 janvier de la même année, un brevet din-vention pour des Perfectionnements apportés aux chemins de fer atmosphé-riques , ainsi quaux moyens dy faire marcher les voitures.

Au lieu dun tube continu, lauteur propose de nemployer que des tubesdistancés dont la plus grande longueur nexcéderait pas 100 mètres. Cestubes seraient munis dun piston dont la tige, formée dune corde ou dunechaîne un peu plus longue que le tube lui-même, se lierait à un châssisen fonte pouvant à volonté sembrayer ou se débrayer au moyen dunplan incliné. Voici de quelle manière : Le wagon est muni de deuxarrêts dont le premier peut osciller dans un sens, et forme arrêt fixe oupoint dappui dans lautre, de manière à permettre à un fort appendicedu châssis dentraîner le convoi, lorsque le piston lui-même se déplacepar le vide quon établit sur une de ses faces.

Le second arrêt est fixe ; mais comme il nest maintenu que par un res-sort, il peut basculer au moyen dune certaine pression, et dégager parsuite le convoi de toute espèce dattache, ce qui permet à ce dernier decontinuer sa marche, par la vitesse acquise, jusquà un deuxième tube, etainsi de suite.