Band 
Tome sixième.
Seite
122
JPEG-Download
 

122

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

fonte avec le tube A, soutient le mouvement des équerres formant sou-pape, lorsque celles-ci, renversées par le galet B fixé au wagon moteur,donnent un libre passage à la tige de connexion coudée C. Le mécanismeest recouvert par un toit métallique i, pour le tenir à labri de la pluie etde la poussière.

Daprès ce qui précède, on voit que les ressorts jouent un certain rôledans la construction des fermetures atmosphériques; le moyen imaginé parM. Jeunet, breveté le 6 octobre 1846, sous le titre de : Système de tubesdaspiration , propres aux chemins atmosphériques , et représenté fig. 26,pl. 7, en est une application directe.

Le tube de propulsion en cuivre rouge À est surmonté dun autre petittube k' en deux parties. Ces deux tubes sont entourés de distance en dis-tance par de fortes nervures a, qui sassemblent et peuvent tourner autourdes points 6, lorsque des galets, solidaires avec le premier wagon, et agis-sant sur les parties c des nervures, tendent à les écarter, à faire par suiteouvrir les deux tubes A et A', et à laisser ainsi le libre passage de la tige.La rainure longitudinale du grand cylindre, et celle du petit qui reçoitégalement un piston pour aider à lécartement du tube, sont tenues fer-mées par des ressorts à boudin e, agissant sur les oreilles / des nervures a.

Sous le titre de Chemin de fer atmosphérique sans soupapes, M. Roth prit,le 24 novembre 1846, un brevet de 15 ans que nous avons représenté ensection transversale et en plan sur les fig. 11 et 12, pl. 8. Comme dans lesystème de M. Pilbrow, cest à laide de secousses intermittentes que leconvoi est animé dun mouvement de translation. Lauteur emploie à ceteffet un tube A, de forme particulière, recevant des roues a, montées surun axe b, portant lui-même les galets horizontaux c. Ce sont ces galets qui,embrassant la tige du wagon C, lui communiquent limpulsion donnée parle piston articulé B. Pour éviter le déraillement, la tige de connexion sa-grafe avec un champignon d, fondu avec le tube, et glisse facilement surcelui-ci, au moyen de deux petits galets rapportés à sa partie inférieure.

Ce système se distingue : 1° par lemploi dun piston B à plusieurs arti-culations, mis en mouvement par lair comprimé ou simplement par lapression atmosphérique ; 2° par lengrenage de ce piston avec les moulinetsà plusieurs bras ; 3° par lemploi de disques lamineurs c , en contact avecla barrette des wagons ; 4° par le champignon d du tube, embrassé par lescrochets à galets de la barrette, pour constituer un guide central, suppri-mant au besoin les rails latéraux ; 5° enfin par la faculté de faire marcherles convois dans les deux sens, en combinant le vide et lair comprimé.

Nous pouvons citer, parmi les systèmes de tubes fermant simplementpar leur élasticité, celui exécuté dune façon toute remarquable et toutepratique, par M. Lemaître, et représenté sur les fig. 20 et 21, pl. 6.

On voit que la partie inférieure du tube de propulsion A est fixe et ri-gide sur toute sa longueur, soutenu, de distance en distance, par des sup-ports en fonte que lon asseoit, comme à lordinaire, sur les traverses en