PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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APPAREIL DE PROPULSION ATMOSPHÉRIQUE,
SYSTÈME HALLETTE. — (PLANCHE 8, )
Nous avons vu, pl. 6 et page 75, que la fermeture longitudinale deM. Hallette consistait en deux boyaux gonflés d’air appelés lèvres, logésdans les cavités supérieures du tube de propulsion, et permettant à la tigede connexion de franchir son étendue sans livrer passage à l’air. Nous allonsmaintenant jeter un coup d’œil sur l’organisation matérielle de la traction,et donner quelques chiffres et résultats d’expériences qui compléterontl’exposé de ce système.
Le tube de propulsion est placé au-dessus du sol dans le milieu de la voie,exactement entre les deux rails, auxquels son axe doit être parfaitementparallèle. Au lieu d’être posé et fixé par des boulons sur les billes ou tra-verses qui portent les rails, et qui, par conséquent, sont très-fatiguéeset fréquemment dérangées, ce tube propulseur est isolé, indépendant deces billes et de leur gauchissement ; il est fixé sur une ligne de pieux bienalignés, de longueur et de force indiquées par la nature du terrain, etportant à leur tête une fourche où se loge une lame de champ venue defonte avec le tube. On cheville ou on clavette les tubes lorsque tous lesassemblages d’un fragment de ligne sont faits.
Ce tube est interrompu d’abord aux stations pour pouvoir établir desgares d’évitement ; puis à des distances de trois, quatre ou cinq kilomètres,suivant les nécessités pour des passages de niveau, des croisements oudes embranchements de route. Dans tous les cas, une machine station-naire dessert toujours environ huit kilomètres, ou deux lieues de chemin ,et communique directement avec chaque sorte de tubes que nous venonsd’examiner, et qu’on peut classer ainsi :
1° Tube de propulsion de la route ;
2° Tube de station ;
3° Tube d’évitement.
Aux points d’interruption du tube propulseur, dont les sections laissententre elles un espace de vingt mètres, s’opèrent naturellement deux pas-sages de niveau à chaque station. Les aspirateurs qui mettent les sectionsen rapport avec les appareils pneumatiques passent sous le sol; une dispo-sition semblable permet d’établir les autres passages de niveau voulus,sans travaux d’art et sans autre inconvénient que de multiplier les tuyauxd’aspiration, les vannes et les clapets nécessaires à leur service.
Chaque tuhe est muni d’un clapet d’entrée et d’un clapet de sortie. C’estle piston qui les ouvre pendant sa marche, dans l’une ou l’autre direction;seulement, les employés de service aux stations les tiennent fermés, s’ilsen ont reçu l’ordre, pour empêcher le départ des convois que l’on veutretenir. Ces clapets servent aussi à faire marcher les convois en avant ouen arrière, sur les tubes de station et même sur la route.
VI.
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