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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Outre ces clapets, chaque section du tube propulseur est aussi muniedes deux vannes verticales des aspirateurs, pour que le vide se fasse tou-jours en avant du piston, quelle que soit la direction de la marche. Tantque les convois ne sont pas sur le tube propulseur, les vannes restent ou-vertes , le travail des machines entretient le vide ou plutôt le degré deraréfaction nécessaire.
Ces dispositions bien comprises, voici comment peut se faire le service :
En supposant qu’un convoi, parti de l’une des extrémités, arrive dansune certaine direction, le piston, dans son passage, ferme l’un aprèsl’autre tous les clapets des propulseurs. Si le convoi est direct, et qu’il nedoive point y avoir de croisement, le convoi traverse la station sans s’ar-rêter ; les hommes de service n’ont rien à faire.
Il en est de même s’il doit y avoir croisement et que le convoi de retourse trouve déjà sur le rail d’évitement.
Dans le cas contraire, c’est-à-dire si le convoi doit stationner, le con-ducteur placé en tête s’y prépare, il modère la vitesse de la marche enentrant dans le tube de station, dont le préposé a fermé la vanne d’aspi-ration du côté de la sortie. L’air refoulé par le piston acquiert prompte-ment une densité égale et bientôt supérieure à celle de l’atmosphère,capable d’arrêter le convoi, quand même on ne se servirait pas de freins.On sait que la résistance de l’air s’accroît en raison de la diminution del’espace qu’il occupe; c’est le frein le plus sûr, le meilleur à tous égards,et se proportionnant de lui-même à la force, à la vitesse acquise ou d’im-pulsion qu’il doit combattre. Il est facile de concevoir comment le con-ducteur peut ralentir la marche, peut aider à la rapidité de l’action résis-tante de l’air comprimé devant le piston : il n’a pour cela qu’à ouvrir lerobinet modérateur, qu’à laisser entrer dans le tube une quantité d’airsuffisante.
Lorsque le convoi est arrêté, il se trouve dans la position suivante :
Les deux clapets sont fermés, les deux vannes sont fermées et la com-munication interrompue entre la section du tube propulseur et l’appareilpneumatique ;
Le piston est maintenu en équilibre du côté où il est entré par la pres-sion atmosphérique et l’action des freins si on en a fait usage, et de l’autrepar l’air comprimé.
Pour préparer le départ, il suffit de lever la vanne d’aspiration du côtéoù l’on veut marcher, et d’ouvrir le clapet du côté opposé ; l’air se raréfie,et aussitôt qu’on lâche les freins, le convoi se met en marche avec la vitessevoulue. Le conducteur, en effet, a dans la main la clef du robinet modé-rateur, devant lui une échelle barométrique ; il dispose à l’avance la forcequi lui est nécessaire, suivant la charge, l’inclinaison du chemin et lavitesse convenable.
En sortant du tube de station, le piston entre dans la première sectiondu tube de roule. A chaque passage d’un tube dans un autre, le piston