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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

quent lautre à se relever en entraînant les clapets. Comme on est derrière lepiston et que le tube de propulsion est plein dair, il ny a pas deffort à faire. Enmême temps que les clapets sélèvent, la tige qui unit les deux leviers glisse dansun trou qui la guide et se trouve retenue lorsque les clapets sont à hauteur, parun petit déclic du genre de ceux des manches de parapluie. Ce petit déclic reste ensaillie et fonctionne par conséquent jusquà ce que le piston dune cataracte à air( pour navoir pas à craindre la gelée) soit descendu au point il était avant lac-tion du galet sur les leviers. Alors, un levier coudé fait rentrer le petit ressort, lesclapets descendent et reprennent leur première position.

« Lon conçoit que comme le robinet déchappement de lair peut être réglé pourque la descente du piston ne sopère que dans un temps donné, il est facile de dé-terminer celui pendant lequel chaque soupape doit rester ouverte. A mesure quelune delles se fermera, lautre souvrira. Ce procédé nest quun projet ; le tuyaude propulsion qui nous a servi est trop court pour quon ait en faire usage.

« Nous allons maintenant passer aux expériences. Nous donnerons dabord cellesrelatives à la formation du vide et aux rentrées dair dans le tube; nous exposeronsensuite les résultats que nous avons obtenus sur les divers frottements.

« Mais avant dentrer en matière sur ces diverses expériences , nous devons ap-peler lattention sur une circonstance qui sest produite lorsque nous les préparions,circonstance qui nous a engagés à soumettre lappareil à quelques épreuves dun autregenre. Nous allons dabord en rendre compte.

« Nous nous sommes aperçus dabord que des rentrées dair considérables avaientlieu, le tube propulseur étant fermé à lune de ses extrémités par le piston et àlautre par le clapet, nous y avons poussé le vide jusquà ce que le mercure du baro-mètre delà machine pneumatique marquât 0 m 59. Cette machine cessant alors dagir,le mercure est descendu à zéro dans lespace dune minute cinquante-trois secondes.M. Hallette attribuant ce prompt abaissement à la mauvaise fermeture du piston etdu clapet, organes quil se propose de perfectionner comme nous venons de le dire,fit enlever le piston, abaisser le clapet, et appliquer aux deux extrémités du tubedeux plateaux en chêne dont les joints furent bouchés avec de la céruse. Lappareilainsi préparé, nous nous mîmes à faire le vide. A cet effet, lon avait préalablementintroduit dans les lèvres une quantité dair dont la pression était mesurée par unehauteur de 0 m 12 au baromètre de la pompe à air. Pendant que la machine pneuma-tique continuait dagir, nous avons été surpris par un bruit semblable à une déto-nation. Cest que les lèvres, sur une certaine partie de leur longueur, étaient entréesdans le tube, quelles avaient été, selon lexpression des ouvriers, avalées. 11 étaitdonc intéressant de connaître jusquà quel point et dans quelles circonstances ellespouvaient résister à la force qui les attire dans le tuyau quand on y fait le vide (1).

(1) « Ces rentrées n'ont plus lieu parle clapet et le piston que dans des limites raisonnables, etquand la jonction des gouttières sera faite à emboîtement comme celle des tuyaux ; quand les pores dela fonte seront saturés de manière à ne plus laisser passage à lair, les rentrées seront presque nullesdans la pratique. La tension de lair, dont les lèvres sont gonflées, na pas besoin de dépasser 0^12,pour satisfaire à toutes les conditions dune bonne fermeture et dimpossibilité davalemenl; si cephénomène a eu lieu (le rapporteur de la Commission le savait bien ), cest parce que la rainureavait 46 mill. de largeur au lieu de 26 mill., que les boyaux formant les lèvres, navaient que90 mill. de diamètre au lieu de 105 mill., ce qui nous avait nécessité de placer derrière les lèvres,dans les gouttières, des laleaux recouverts en drap collé, pour forcer celles-ci à se toucher par latangente ; ce qui perrnetiait à lair de tourner autour du boyau. Depuis que de nouvelles lèvres ayantles dimensions convenables, ont été placées, le contact de la fonte des gouttières avec les lèvres estparfait. » II.