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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
quent l’autre à se relever en entraînant les clapets. Comme on est là derrière lepiston et que le tube de propulsion est plein d’air, il n’y a pas d’effort à faire. Enmême temps que les clapets s’élèvent, la tige qui unit les deux leviers glisse dansun trou qui la guide et se trouve retenue lorsque les clapets sont à hauteur, parun petit déclic du genre de ceux des manches de parapluie. Ce petit déclic reste ensaillie et fonctionne par conséquent jusqu’à ce que le piston d’une cataracte à air( pour n’avoir pas à craindre la gelée) soit descendu au point où il était avant l’ac-tion du galet sur les leviers. Alors, un levier coudé fait rentrer le petit ressort, lesclapets descendent et reprennent leur première position.
« L’on conçoit que comme le robinet d’échappement de l’air peut être réglé pourque la descente du piston ne s’opère que dans un temps donné, il est facile de dé-terminer celui pendant lequel chaque soupape doit rester ouverte. A mesure quel’une d’elles se fermera, l’autre s’ouvrira. Ce procédé n’est qu’un projet ; le tuyaude propulsion qui nous a servi est trop court pour qu’on ait dû en faire usage.
« Nous allons maintenant passer aux expériences. Nous donnerons d’abord cellesrelatives à la formation du vide et aux rentrées d’air dans le tube; nous exposeronsensuite les résultats que nous avons obtenus sur les divers frottements.
« Mais avant d’entrer en matière sur ces diverses expériences , nous devons ap-peler l’attention sur une circonstance qui s’est produite lorsque nous les préparions,circonstance qui nous a engagés à soumettre l’appareil à quelques épreuves d’un autregenre. Nous allons d’abord en rendre compte.
« Nous nous sommes aperçus d’abord que des rentrées d’air considérables avaientlieu, le tube propulseur étant fermé à l’une de ses extrémités par le piston et àl’autre par le clapet, nous y avons poussé le vide jusqu’à ce que le mercure du baro-mètre delà machine pneumatique marquât 0 m 59. Cette machine cessant alors d’agir,le mercure est descendu à zéro dans l’espace d’une minute cinquante-trois secondes.M. Hallette attribuant ce prompt abaissement à la mauvaise fermeture du piston etdu clapet, organes qu’il se propose de perfectionner comme nous venons de le dire,fit enlever le piston, abaisser le clapet, et appliquer aux deux extrémités du tubedeux plateaux en chêne dont les joints furent bouchés avec de la céruse. L’appareilainsi préparé, nous nous mîmes à faire le vide. A cet effet, l’on avait préalablementintroduit dans les lèvres une quantité d’air dont la pression était mesurée par unehauteur de 0 m 12 au baromètre de la pompe à air. Pendant que la machine pneuma-tique continuait d’agir, nous avons été surpris par un bruit semblable à une déto-nation. C’est que les lèvres, sur une certaine partie de leur longueur, étaient entréesdans le tube, qu’elles avaient été, selon l’expression des ouvriers, avalées. 11 étaitdonc intéressant de connaître jusqu’à quel point et dans quelles circonstances ellespouvaient résister à la force qui les attire dans le tuyau quand on y fait le vide (1).
(1) « Ces rentrées n'ont plus lieu parle clapet et le piston que dans des limites raisonnables, etquand la jonction des gouttières sera faite à emboîtement comme celle des tuyaux ; quand les pores dela fonte seront saturés de manière à ne plus laisser passage à l’air, les rentrées seront presque nullesdans la pratique. La tension de l’air, dont les lèvres sont gonflées, n’a pas besoin de dépasser 0^12,pour satisfaire à toutes les conditions d’une bonne fermeture et d’impossibilité d’avalemenl; si cephénomène a eu lieu (le rapporteur de la Commission le savait bien ), c’est parce que la rainureavait 46 mill. de largeur au lieu de 26 mill., que les boyaux formant les lèvres, n’avaient que90 mill. de diamètre au lieu de 105 mill., ce qui nous avait nécessité de placer derrière les lèvres,dans les gouttières, des laleaux recouverts en drap collé, pour forcer celles-ci à se toucher par latangente ; ce qui perrnetiait à l’air de tourner autour du boyau. Depuis que de nouvelles lèvres ayantles dimensions convenables, ont été placées, le contact de la fonte des gouttières avec les lèvres estparfait. » II.