PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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« Pour que cet effet se produise, il faut qu’elles passent à travers l’ouverturede 0 m 046 qui forme la rainure longitudinale. JV1 Hallette a l’intention d’en diminuerla largeur. Nous verrons plus loin s’il pourra le faire sans inconvénient.
Quatre expériences ont été faites pour savoir de quelle manière se comportaientles lèvres,
« Après les avoir tendues à 0 m 06, on a fait le vide dans le tube propulseur.Elles sont entrées au moment où le baromètre de la machine pneumatique attei-gnait 0 m 31.
« Elles ont ensuite été tendues à O™ 12 et sont entrées dans le tube sur six mètresde longueur, lorsque le baromètre marquait 0 ra 54.
« Tendues à 0 ra 18 elles ont résisté à une aspiration de vide porté jusqu’à 0 m 59.
« Enfin, tendues à 0 m 26 elles ont résisté à un vide de O m 68.
« Nous avons fait deux expériences pour connaître l’élévation du mercure dans lebaromètre à chaque coup de piston de la machine pneumatique. Ici comme à Dalkey le baromètre communiquait par sa partie supérieure avec le tube d’aspiration, etindiquait par conséquent le degré de vide obtenu dans ce tube.
« Dans cette expérience, les lèvres ont été tendues àO m 26, cette tension n’y a étémaintenue que par l’action lente mais constante de la pompe à air. Cette continuitéobligée d’action provenait de la manière défectueuse dont les boyaux de cette pompeétaient ajustés avec les extrémités des lèvres. Il y avait à la jonction une fuite con-sidérable d’air. Une meilleure exécution fera sans doute disparaître cet inconvé-nient; mais il est probable que, lorsque les lèvres s’étendront sur une grande lon-gueur, il sera nécessaire, malgré leur peu de perméabilité, d’y envoyer constammentde l’air pour les entretenir au degré voulu de tension (1).
« Dans la pratique la tension à laquelle on devra porter les lèvres dépendra duvide auquel on voudra marcher. Nous pensons qu’en général le chiffre indiquantcette tension devra être le tiers de celui qui indiquera le vide; avec une tensionde 0 m 20, l’on atteindra très-bien, sans aucune crainte de rupture d’équilibre, unvide de 0 m 60.
« Tout ce que nous venons de dire sur les lèvres suppose que la rainure du tubepropulseur présente une largeur de 0 m 046, la même que nous avons reconnu existerdans nos expériences. M. Hallette a l’intention de la réduire à 0 m 026. 11 est probablequ’alors dans aucun cas les lèvres n’entreraient dans le tube ; mais pourra-t-il opé-rer cette réduction ? C’est une question qui pour nous n’est pas encore résolue.
Il donne à la tige de jonction une épaisseur de 0,018, et il est impossible de luien donner moins, puisqu'il doit ménager dans son intérieur une fente par laquelleil fait passer :
1° Le tube de communication du baromètre, placé sur la voiture directrice;
2° La tige du piston de la pompe à air, au moyen de laquelle il enfle les lèvresannulaires du piston;
3° Celle du système de soupapes destinées à donner passage à l’air que, danscertaines circonstances, M. Hallette propose d’envoyer au-devant du piston;
4° Enfin, le tube qui amène l’huile destinée à prévenir réchauffement de la tigeet à la lubrifier ainsi que les lèvres.
11 faut, enfin, donner à cette tige la solidité nécessaire. L’épaisseur de 0,018 nousparaît donc un minimum au-dessous duquel il ne serait pas prudent de descendre.
(1) « Avec des boyaux tout à fait imperméables, comme on les fait en Angleterre et même enFrance , il n’y a rien de plus facile que d’y maintenir la tension voulue. » U.