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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
ment de la pente, on l’abandonne à lui-même en ayant soin de modérer satrop grande vitesse par des freins puissants.
Cette opération de remorquage s’effectue au moyen de treuils en fonte,dont le mécanisme, placé en contrebas de la voie, est commandé par lapuissance atmosphérique agissant dans un cylindre purgé d’air.
La disposition de ces nouveaux treuils est indiquée en coupe horizontale,suivant la ligne brisée 1-2-3-4 (fig. 1), et en coupe verticale suivant laligne 5-6 (fig. 2).
On voit par ces figures, que la disposition générale de l’appareil consisteen deux cylindres, oscillant autour d’un axe central et transmettant la puis-sance de leurs pistons à une même manivelle motrice, et par suite à unmême treuil vertical, qui marche avec toute la vitesse que lui imprime l’ap-pareil moteur. Dans beaucoup de circonstances, surtout lorsque la chargedes trains à remorquer est considérable, on peut enrouler la corde sur unsecond treuil, recevant du premier une vitesse cinq fois plus faible, demanière à obtenir une force proportionnellement plus grande. Il n’est pasà notre connaissance que cette disposition, qui faisait partie du projet pri-mitif, ait été adoptée dans l’installation à Saint-Germain ; on doit, au con-traire, lui substituer une machine de 80 chevaux, marchant sur le mêmeprincipe et d’après la même disposition.
Des cylindres et de la distribution. — Chaque cylindre A estfondu avec deux tourillons, dont le premier a, percé comme un robinet etpartagé en deux conduits, sert à l’arrivée et à l’évacuation de l’air, et lesecond b, de centre d’oscillation. Ce dernier reçoit à cet effet une pointeen acier c, tournant avec lui sur le grain de la crapaudine d, et accomplitson mouvement entre les coussinets e, rapportés dans un appendice dubâtis. A chaque extrémité des cylindres s’ajustent les couvercles B, fondusà nervures, avec une longue boîte à étoupes /, servant de guides aux tigesdes pistons C. On peut remarquer que ces derniers en reçoivent une surchaque face opposée, ou plutôt que les plateaux sont montés sur la mêmetige D, engagée dans les deux boîtes /, pour obtenir une parfaite régula-rité de mouvement et pour ne pas tant fatiguer ces dernières. La garnituredes pistons s’est faite en cuir et en métal, mais on s’est arrêté à l’emploides cuirs comme donnant des résultats supérieurs.
La boîte de distribution E, communique par sa partie supérieure avec letube F, qui lui-même embranché sur le tube d’aspiration des pompes pneu-matiques, permet à celles-ci d’aspirer constamment l’air des cylindres A ;observons que ces cylindres étant mobiles, les ouvertures ii' de leur tou-rillon supérieur a, sont mises alternativement en communication avec l’airet le vide, et que c’est cette double action qui permet d’obtenir la puissancenécessaire à la manœuvre des treuils, puissance assez faible, du reste, etqui est toujours en rapport avec la perfection du vide qui existe dans letube F. Ainsi, par exemple, la position qu’occupe le cylindre A'(fig. 1), in-dique bien que l’air extérieur arrivant par l’embouchure g et pénétrant