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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
tion des chaudières, de ce qui existe dans les locomotives dont la production de va-peur est éminemment sensible et variable à volonté, c’est assez dire que ces chau-dières sont à tirage artificiel et forcé par le ventilateur et sont tubulaires.
Ce sont ces deux conditions qui assureront une production de vapeur rapide et àvolonté, car en supprimant le tirage et l’injection d’air au moyen du ventilateur lacombustion s’arrêtera bientôt, et par suite la production de vapeur ; et si à ce mo-ment on fait fonctionner les pompes d’alimentation, l’eau froide qu’elles injecterontcontribuera à abaisser encore la température et par suite la pression, ce qui per-mettra à la chaudière de rester un temps fort long sans émettre de vapeur par lessoupapes de sûreté. Il importait avant de fixer ces dispositions de vérifier jusqu’àquel point elles justifieraient les prévisions théoriques qui viennent d’être exposées,et aussi de savoir le nombre de kilogrammes de vapeur que produisait de cette ma-nière 1 kilogramme de houille.
Confirmation des prévisions précédentes par une expérience faitesur une chaudière analogue. — Dans ce but, une expérience a été faite chezM. Lemaitre, constructeur de chaudières à La Chapelle, sur une chaudière à bassepression d’une puissance de 40 chevaux, tubulaire et à tirage forcé par un ventila-teur soufflant.
La vapeur étant arrivée au maximum de pression absolue (1 atmosphère 1/3), onouvrait le robinet d’émission pendant 10' environ; alors, on fermait celui-ci, ainsique le cendrier et le registre de la cheminée, et on injectait l’eau froide. A ce mo-ment, la pression absolue n’était guère que de une atmosphère.
Pendant 3/4 d’heure les choses restaient dans cet état; alors, en chargeant lagrille de houille, et par 2 ou 3 minutes de ventilation forcée, on ramenait la com-bustion, qui revenant extrêmement vive de presque insensible qu’elle était, on arri-vait en 5 ou 6 minutes à faire remonter la pression et la production de vapeur aupoint précédent. Le robinet d’émission étant de nouveau ouvert, tout recommençaitcomme précédemment; ces expériences, répétées 8 ou 10fois pendant tout le coursd’une journée, ont permis d’apprécier avec assez d’exactitude la production de va-peur par kilogramme de houille, car, à la fin des expériences, le niveau dans lachaudière étant le même qu’au commencement, par suite de l’alimentation, le poidsd’eau vaporisée était donc précisément égal au poids d’eau injectée qui avait étépesée avec soin; la houille brûlée le fut également; on sut donc le rendement devapeur d’un kilogramme de houille qui fut égal à 5^1. 94 de vapeur. Considérantd’ailleurs que cette chaudière n’était nullement protégée du refroidissement exté-rieur, assez grand dans la saison où fut faite cette expérience, et que le parcours dela fumée n’était pas très-considérable, on a admis que dans toutes les conditionsfavorables où se trouveront les chaudières du chemin atmosphérique, on pourraitprendre pour base de production 6 kilogrammes de vapeur pour 1 kilogramme dehouille, et très-probablement ce nombre 6 sera un minimum. Comme on le voit,l’expérience précédente justifiait complètement les prévisions par lesquelles onespérait produire la vapeur avec intermittence, et la produire d’une manière éco-nomique.
Utilité des petites machines auxiliaires. —La nécessité d’avoir un pou-voir disponible pour ventiler, alimenter et préparer le vide dans les condenseurs,est ce qui a déterminé à avoir pour chaque couple de cylindres à vapeur une petitemachine capable de faire mouvoir le ventilateur, les pompes d’injection et d’alimen-tation, et enfin la pompe à air, qui extrait l’air et l’eau du condenseur des grandes