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Tome sixième.
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POlsLICATION INDUSTRIELLE.

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Le train arrivant à la station, le mentonnet de la roue du wagon directeur dé-place le contre-rail mobile qui tourne horizontalement sur un pivot.

11 en résulte que lextrémité mobile entraîne le tiroir, qui découvre une lumièrepar laquelle lair sintroduit dans un petit tube le vide est fait par la machine.Cest dailleurs un tube fermé sur lequel se branche le tuyau daspiration.

Le piston est alors poussé par la pression atmosphérique, et la tige abat le leviervertical, qui, monté sur laxe prolongé de la soupape déquilibre, la fait tourner dansle sens du mouvement du train. Cette soupape se couche dans sa boîte et ne metplus obstacle au passage du piston. Toutefois, laction du contre-rail ne se bornepas à ce que nous venons de décrire.

En se retirant, lextrémité mobile déclenche un contre-poids qui ferme alors unesoupape placée à lentrée du tube daspiration; dès lors le tube propulseur, que vaquitter le piston, est isolé de la machine. Si celle-ci continue à fonctionner, elle pré-parera le vide dans le tube le piston va entrer : dans cet exemple, ce sera entreDawlish et Teigumouth.

Lorsque le train va en sens contraire, comme de Dawlish à Starcross, et que lepiston doit entrer dans le tube, voici ce qui se passe :

Il faut dabord mettre en mouvement le train, arrêté à la station, de telle sorteque le piston du wagon directeur soit soumis à linfluence de la pression atmosphé-rique dans le tube. A cet effet, on a placé, à côté de la voie, un tube de longueurau moins égale à celle qui sépare le centre de la station de lentrée du tube. Unpiston est placé à lorigine du tuyau , et il porte une corde à laide de laquelle letrain peut être remorqué. En opérant le vide par lautre extrémité, le train est amenévers le tube propulseur. Les tuyaux remplacent les pente et contre-pentes qui exis-taient aux stations de Croydon , lorsque ce chemin était exploité par le système at-mosphérique; ils font loffice des cabestans que lon remarque à la station de Saint-Germain.

Il ne faut pas oublier que le tiroir a été replacé sur les ouvertures de sa table parla main dun cantonnier ; dès lors, sous ce tiroir, les tubes sont en communicationet soumis à laction de la machine qui fait le vide; le levier est vertical, et le pistonest au milieu de son cylindre.

Or le train, qui avance lentement, écarte avec le mentonnet de la roue du wagondirecteur le contre-rail ; en se déplaçant, il entraîne le tiroir qui découvre une lu-mière par laquelle lair sintroduit sur la face opposée du piston. Son action est derenverser la soupape déquilibre dans le sens du mouvement au wagon directeur.

A linstant le train atteint le contre-rail, le contre-poids est déclenché, lasoupape se ferme, et toute communication de la machine de Dawlish avec le tubeest interceptée ; celui-ci nest plus alors soumis quà laction de la machine deStarcross.

On voit donc que la même soupape sert à lentrée aussi bien quà la sortie dutube; que cette soupape sabat toujours dans la direction du mouvement du train;que manœuvrée de la même manière, elle peut servir à diviser un même tube,comme cela a lieu, en effet, entre Exeter et Starcross.

Dans quelques voyages que M. Samuda a bien voulu me faire faire entre Exeteret Teigumouth,on a atteint la vitesse de 24 lieues à lheure. Les vitesses sont dail-leurs très-inégales et soumises à des intermittences qui sexpliquent par la naturemême des appareils employés à produire la traction atmosphérique. »