PUBLICATION INDUSTRIELLE. 193
On voit par là qu’on a dû supposer que le travail théorique de la pompe à air étaità celui du cylindre à vapeur dans le rapport de
13,840
35,424
0,39.
Au chemin de fer atmosphérique de Dalkey , le rapport était de 0,49.
Dans une expérience faite à l’une des machines de Saint-Germain, on a trouvéque le travail donné par un diagramme représentait le travail théorique de la pompeà air avec une réduction du dixième. D’après cela , la force effective d’une machinedouble de l’une des stations du South-Devon serait égale à
13,840 X 2 X 2460 X 75
X 90 = 132 chevaux.
Calculée d’une manière analogue, la force de la machine à double effet de Dalkey était de 117 chevaux.
On nous pardonnera d’entrer dans ces détails ; ils étaient nécessaires pour appré-cier exactement ce que nous entendons par force de cheval quand nous employonscette expression pour les machines intermittentes du système atmosphérique.
On a fait beaucoup d’essais au South-Devon sur les soupapes de sortie d’air despompes. En général, on emploie des soupapes à siège avec guide terminé par unpiston qui refoule de l'air dans un petit cylindre. Les soupapes qui nous ont parufonctionner le mieux se composent d’une suite de petites languettes d’acier fixéespar un de leurs bouts et fermant les trous qui leur correspondent ; elles se soulè-vent, en décrivant un arc de cercle , pour donner passage à l’air, lorsque le pistonlui a fait atteindre la pression atmosphérique. A la vérité, ces soupapes n’étaientposées que depuis quelques jours lorsque nous les avons vues : il faut savoir sil’élasticité de l’acier, en s’altérant, ne leur fera pas perdre la propriété précieuse dese soulever et de s’abaisser sans battements.
La soupape longitudinale du tube du South-Devon est celle de Samuda. Dansplusieurs expériences sur les rentrées d’air dans le tube, nous avons trouvé un abais-sement manométrique de 2 pouces anglais (5 centimètres) par minute; cela corres-pond, pour une section de tube de 1,134 centimètres carrés, à une rentrée d’air de0 lit. 147 par seconde et par mètre courant de soupape.
Mous avons dit que le tube atmosphérique était interrompu à chaque station devoyageurs. Dans cet intervalle, il y a toujours deux voies pour que des trains puis-sent se croiser.
Un changement de voie place nécessairement un rail sur le chemin du piston, àsa sortie du tube. Pour éviter le déplacement de cette portion de rail, comme on lefaisait au Croydon, on a fixé le piston à la tige au moyen d’une charnière qui luipermet de se relever légèrement. Aux abords du rail, on pose des planches concavessur lesquelles glisse le piston. Ces planches sont graissées et rachètent, par une lé-gère inclinaison, la saillie du rail que l’on doit traverser.
Les soupapes dites d’équilibre, qui ferment le tube à ses extrémités, se ma-nœuvrent de la même manière, à l’entrée comme à la sortie. Décrivons ce qui sepasse pour la sortie ou pour l’entrée dans un tube, d’un côté d’une station seule-ment , attendu que les mêmes mouvements se reproduiront de l’autre côté sur desappareils semblables.