PUBLICATION INDUSTRIELLE.
203
ne travaillent véritablement que vers la circonférence, quatre d’entreelles A, se composent chacune d’une sorte de couronne solide en émeri ouen composition d’émeri, comme on en trouve maintenant dans le commerce;coulée dans la rainure circulaire ménagée au pourtour d’un plateau de fonteB, cette couronne désaffleure les bords supérieurs de celui-ci (fi g. a),afin de présenter une surface horizontale entièrement libre, sur laquelleon pose le verre, en le tenant à la main, pendant que la meule tourne avecune rapidité très-grande. Les autres meules A', placées entre les précé-dentes, sont bien aussi coulées dans des plateaux de fonte B', mais ellesoccupent alors toute la surface, à l’exception du moyeu (fig. a'), pour servirà polir des pièces de plus grandes dimensions.
Chaque plateau B ou B' est fixé au sommet d’un axe vertical ou ferde meule C, en fer forgé, qui, d’une part, est tenu dans un collet 6 placéimmédiatement au-dessous, et de l’autre , dans une crapaudine b', munied’une vis de pression c, servant de pivot et en même temps à soulager lameule. (Voyez le détail fig. 6.)
Un grand et large tambour cylindrique D, fondu d’une même pièce avecles deux croisillons E, qui servent à le tenir sur l’arbre moteur F, sert àdonner le mouvement à chacune des meules, en communiquant par lescourroies d aux différentes poulies e, e' qui doivent tourner à une vitessetrès-rapide. Les premières poulies e sont fixes sur les fers de meules C,par conséquent elles entraînent ces derniers avec elles , lorsque les cour-roies passent sur leur circonférence; mais lorsqu’au contraire celles-cisont descendues sur les secondes poulies e' qui sont libres sur les mêmesfers, les meules s’arrêtent et ne travaillent plus. Les ouvriers peuvent àvolonté donner ou interrompre le mouvement en faisant passer les cour-roies d’une poulie à l’autre, au moyen des fourchettes d’embrayage /, quisont à leur disposition ; ces fourchettes sont à poignée, comme le montrele détail fig. 5. On les fait osciller dans leur plan vertical autour d’ungoujon qui fait partie d’un collier en deux pièces g , adapté aux colonnesmêmes qui servent de support à toute la carcasse de la machine.
Des vis de rappel h sont appliquées dans les branches horizontales enfonte i et i’ , qui reçoivent les coussinets des fers de meules, et servent àrapprocher ou à éloigner plus ou moins ces dernières du centre commun,et par suite tendre les courroies sur les poulies, tout en permettant derégler la verticalité de chaque arbre C. Les branches inférieures i' fontcorps avec les colonnes creuses G et les panneaux à jour H, qui servent desocle ou de base à tout l’appareil. Au centre de ce système sont rapportés,d’une part, la crapaudine j (fig. 3), qui reçoit le pivot de l’arbre verticalmoteur F, et plus haut, le collier en bronze k qui maintient cet arbre prèsdu tambour. Les branches supérieures i sont fondues avec des croisillons Iet des consoles à jour J, qui s’élèvent à une certaine hauteur au-dessus,en prenant la forme convenable pour porter des tablettes sur lesquellesles ouvriers peuvent poser leurs pièces. Ces consoles se réunissant au som-