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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

la partie inférieure est libre, et plonge sans cesse dans le bassin ou le ré-servoir r, formé dans le corps même du support, et au-dessous du touril-lon ; un goujon s qui traverse la largeur de la chaise retient la chaîne aubesoin, pour la forcer à rester constamment tendue et noyée. 11 est aiséde comprendre, que dès que larbre est en mouvement, la chaîne marchantavec lui, amène par ses maillons une faible quantité dhuile, quelle aban-donne, en grande partie, à la circonférence quelle embrasse, et qui se ré-pand forcément sur toute la surface du tourillon et du coussinet; le sur-plus retombe nécessairement dans le réservoir inférieur, pendant quunenouvelle quantité est reprise par les maillons qui se succèdent ; il en ré-sulte un reflux continuel dhuile qui abreuve les surfaces frottantes et lesmaintient sans cesse dans le plus parfait état de graissage.

Pour les paliers darbres de couche placés sur le sol, ou adaptés à descolonnes, etc., M. Decoster a adopté une disposition tout à fait analogue(fig. to), en se servant indifféremment dune chaîne sans fin, ou dunepetite cuiller u, adaptée au milieu du tourillon. La chaîne paraît préféra-ble, en ce quelle nexige pas daugmenter la hauteur dune partie du cha-peau, comme on est obligé de le faire pour la cuiller. Le réservoir est tou-jours au-dessous, et quelle que soit la vitesse avec laquelle larbre tourne, onne craint pas quil se perde la moindre parcelle dhuile par les côtés,parce que par la forme même que le constructeur a su donner aux deuxextrémités opposées du palier, elle tend toujours à se déverser dans leréservoir.

Cette disposition, qui est fort simple, est évidemment très-avantageuse,et peut apporter, nous ne craignons pas de le dire, une économie notabledans les transmissions de mouvement. Par cela même que le graissage estcontinu, et quil se fait sans cesse dune manière très-abondante, on doitcomprendre que les frottements sont bien moindres que lorsque le grais-sage est fait à la main, par iouvrier qui vient, une fois ou deux par jourseulement, verser quelques gouttes dhuile sur le chapeau des coussinets,et dont souvent une grande partie est perdue, parce quelle tombe à terre,ou parce quelle est absorbée par la poussière.

Avec ce système de graisseur, on peut être deux, trois mois et plus,sans avoir besoin de soccuper des coussinets ; comme ils sont hermétique-ment fermés, on ne craint pas que la poussière sy introduise et fasse cam-bouis, on est certain dun graissage régulier, homogène, et on obtient uneéconomie notable dhuile et de force motrice. Nous sommes donc persuadéquavant peu il se répandra dans tous les établissements industriels (l).Lauteur soccupe dappliquer également cette disposition aux essieux delocomotives et de wagons, pour remplacer les boîtes à graisse.

(O M. Decoster est breveté depuis 1846 pour ce système de support ou palier graisseur à réservoirinférieur. Moyennant une faible prime, il accorde aux constructeurs l'autorisation den établir pourtoutes transmissions de mouvement.