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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
la partie inférieure est libre, et plonge sans cesse dans le bassin ou le ré-servoir r, formé dans le corps même du support, et au-dessous du touril-lon ; un goujon s qui traverse la largeur de la chaise retient la chaîne aubesoin, pour la forcer à rester constamment tendue et noyée. 11 est aiséde comprendre, que dès que l’arbre est en mouvement, la chaîne marchantavec lui, amène par ses maillons une faible quantité d’huile, qu’elle aban-donne, en grande partie, à la circonférence quelle embrasse, et qui se ré-pand forcément sur toute la surface du tourillon et du coussinet; le sur-plus retombe nécessairement dans le réservoir inférieur, pendant qu’unenouvelle quantité est reprise par les maillons qui se succèdent ; il en ré-sulte un reflux continuel d’huile qui abreuve les surfaces frottantes et lesmaintient sans cesse dans le plus parfait état de graissage.
Pour les paliers d’arbres de couche placés sur le sol, ou adaptés à descolonnes, etc., M. Decoster a adopté une disposition tout à fait analogue(fig. to), en se servant indifféremment d’une chaîne sans fin, ou d’unepetite cuiller u, adaptée au milieu du tourillon. La chaîne paraît préféra-ble, en ce qu’elle n’exige pas d’augmenter la hauteur d’une partie du cha-peau, comme on est obligé de le faire pour la cuiller. Le réservoir est tou-jours au-dessous, et quelle que soit la vitesse avec laquelle l’arbre tourne, onne craint pas qu’il se perde la moindre parcelle d’huile par les côtés,parce que par la forme même que le constructeur a su donner aux deuxextrémités opposées du palier, elle tend toujours à se déverser dans leréservoir.
Cette disposition, qui est fort simple, est évidemment très-avantageuse,et peut apporter, nous ne craignons pas de le dire, une économie notabledans les transmissions de mouvement. Par cela même que le graissage estcontinu, et qu’il se fait sans cesse d’une manière très-abondante, on doitcomprendre que les frottements sont bien moindres que lorsque le grais-sage est fait à la main, par i’ouvrier qui vient, une fois ou deux par jourseulement, verser quelques gouttes d’huile sur le chapeau des coussinets,et dont souvent une grande partie est perdue, parce qu’elle tombe à terre,ou parce qu’elle est absorbée par la poussière.
Avec ce système de graisseur, on peut être deux, trois mois et plus,sans avoir besoin de s’occuper des coussinets ; comme ils sont hermétique-ment fermés, on ne craint pas que la poussière s’y introduise et fasse cam-bouis, on est certain d’un graissage régulier, homogène, et on obtient uneéconomie notable d’huile et de force motrice. Nous sommes donc persuadéqu’avant peu il se répandra dans tous les établissements industriels (l).L’auteur s’occupe d’appliquer également cette disposition aux essieux delocomotives et de wagons, pour remplacer les boîtes à graisse.
(O M. Decoster est breveté depuis 1846 pour ce système de support ou palier graisseur à réservoirinférieur. Moyennant une faible prime, il accorde aux constructeurs l'autorisation d’en établir pourtoutes transmissions de mouvement.