PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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PALIER GRAISSEUR DE M, FAIYRE.
(FIG. 11 ET 12 , PL. 14 .)
M. Ch. Faivre, ingénieur à Paris , avait aussi eu l’occasion de chercher unedisposition particulière pour graisser les coussinets. Son réservoir d’huiler, est dans le chapeau même du palier, mais ce réservoir est séparé toutefoisdu conduit qui descend au tourillon par une cloison qui est fondue de lamême pièce avec le chapeau Y ; un axe coudé en fil de fer v , traverse cedernier, et porte d’une part, à son coude, une petite tige ou bielle x, quiest également formée d’un simple fil de fer, et de l’autre, à l’extrémité, uncercle ou disque rond U, dont la circonférence est mise en contact direc-tement avec le bout de l’arbre de couche dont on veut graisser le touril-lon t; de sorte que cet arbre en tournant, entraîne naturellement dans sarotation le cercle et l’axe coudé. Or, la petite bielle pendante x qui est libresur le coude de celui-ci, venant prendre successivement les positions indi-quées fig. 13, plonge dans le réservoir, enlève, en en sortant, une goutted’huile qui y reste suspendue, et qui, au moment où la bielle redescend etrencontre la cloison, laisse tomber cette goutte dans le conduit qui l’a-mène au tourillon ; par conséquent à chaque révolution de l’axe coudé,ou si l’on veut, tous les deux, trois ou quatre tours de l’arbre de couche,son tourillon reçoit une nouvelle goutte d’huile.
Les engrenages, les coussinets et autres pièces analogues sont des or-ganes tellement employés dans les machines, dans les transmissions demouvement de toute espèce, qu’on ne sait trop apporter de soin dans leurconfection, soit pour les rendre plus parfaits et plus durables, soit pourles exécuter avec plus de régularité, plus d’économie. Jusqu’ici les sub-stances employées dans la fabrication de ces organes étaient le fer, lafonte, le cuivre, le bois. Tout le monde sait que les engrenages métalliquesont l’inconvénient de faire beaucoup de bruit, surtout lorsqu’ils marchentà une certaine vitesse, et cela quelle que soit d’ailleurs la précision aveclaquelle on a taillé leur denture, à plus forte raison lorsqu’ils sont bruts,parce qu’alors l’irrégularité des dents ajoute nécessairement à leur jeu, etpar suite aux chocs, aux secousses plus ou moins rapides qui augmentent