PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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pour tailler les dents sur toute leur circonférence, comme on le ferait pourdes dentures de cuivre. On a le soin de les serrer ensuite entre des pla-teaux ou des disques en métal y , qui les maintiennent et les empêchent dese déformer par le travail.
Pour des pignons ou des engrenages de petit diamètre, il suffit de décou-per dans la pièce môme un morceau correspondant au diamètre extérieurde la roue que l’on veut produire, puis, après l’avoir percé à son centre,de le tailler suivant le nombre et la forme des dents qu’il doit avoir, etenfin de le serrer entre deux disques de même diamètre, en cuivre ou enfonte, qu’on relie par des vis, des boulons ou des rivets.
De tels pignons peuvent engrener, soit avec des roues en cuivre, soitavec des roues en fer ou en fonte, et marchent avec une douceur extrême,sans occasionner le moindre bruit, malgré le nombre de tours considéra-ble qu’on peut leur faire faire dans un très-court espace de temps.
Sur le même principe, l’auteur confectionne les roues ou les pignonsd’angle, en serrant également la matière préalablement découpée ou tour-née en cône, et taillée entre deux rondelles ou deux disques métalliques.
Pour les engrenages de grandes dimensions, on dispose le corps de laroue, comme celui d’une roue ordinaire en fonte, avec un moyeu et desbras proportionnés à la force qu’elle doit avoir; seulement à la circonfé-rence on ménage une espèce de gorge formée par une partie en équerrequi est fondue avec la pièce, et sur laquelle on ajuste des segments decercle découpés dans la matière ; ces segments sont juxtaposés de tellesorte à présenter, étant réunis, une grande bague, de la dimension con-venable pour remplir toute la gorge de la roue. Après avoir taillé les den-tures sur toute la circonférence de cette rondelle ainsi composée, on lafixe d’une manière solide et invariable sur la roue, au moyen de plusieursboulons à écrous, et de la seconde joue rapportée; de sorte qu’elle setrouve, comme dans les engrenages de très-petites dimensions, serrée entredeux joues qui compriment la matière fortement, et l’empêchent de se dé-former par le travail.
Nous avons vu l’application de ces engrenages à plusieurs appareils danslesquels les mouvements sont extrêmement rapides comme dans les hydro-extracteurs analogues à ceux que nous avons publiés dans le troisième vol.,comme aussi dans les machines à lustrer les fils de lin, de chanvre ou decoton, que nous ferons bientôt connaître, et dans les métiers de passe-menterie à recouvrir et à racler les fils d’or, d’argent ou de soie (tome 5 e ),et nous avons toujours remarqué avec une grande satisfaction que lesmouvements sont extrêmement doux. Comme cette denture en peau,quoique très-dure, est d’une matière qui parait constamment grasse, onn’a presque jamais besoin de la graisser ; aussi, nous sommes persuadéqu’elle sera adoptée dans un grand nombre de cas.