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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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pour tailler les dents sur toute leur circonférence, comme on le ferait pourdes dentures de cuivre. On a le soin de les serrer ensuite entre des pla-teaux ou des disques en métal y , qui les maintiennent et les empêchent dese déformer par le travail.

Pour des pignons ou des engrenages de petit diamètre, il suffit de décou-per dans la pièce môme un morceau correspondant au diamètre extérieurde la roue que lon veut produire, puis, après lavoir percé à son centre,de le tailler suivant le nombre et la forme des dents quil doit avoir, etenfin de le serrer entre deux disques de même diamètre, en cuivre ou enfonte, quon relie par des vis, des boulons ou des rivets.

De tels pignons peuvent engrener, soit avec des roues en cuivre, soitavec des roues en fer ou en fonte, et marchent avec une douceur extrême,sans occasionner le moindre bruit, malgré le nombre de tours considéra-ble quon peut leur faire faire dans un très-court espace de temps.

Sur le même principe, lauteur confectionne les roues ou les pignonsdangle, en serrant également la matière préalablement découpée ou tour-née en cône, et taillée entre deux rondelles ou deux disques métalliques.

Pour les engrenages de grandes dimensions, on dispose le corps de laroue, comme celui dune roue ordinaire en fonte, avec un moyeu et desbras proportionnés à la force quelle doit avoir; seulement à la circonfé-rence on ménage une espèce de gorge formée par une partie en équerrequi est fondue avec la pièce, et sur laquelle on ajuste des segments decercle découpés dans la matière ; ces segments sont juxtaposés de tellesorte à présenter, étant réunis, une grande bague, de la dimension con-venable pour remplir toute la gorge de la roue. Après avoir taillé les den-tures sur toute la circonférence de cette rondelle ainsi composée, on lafixe dune manière solide et invariable sur la roue, au moyen de plusieursboulons à écrous, et de la seconde joue rapportée; de sorte quelle setrouve, comme dans les engrenages de très-petites dimensions, serrée entredeux joues qui compriment la matière fortement, et lempêchent de se dé-former par le travail.

Nous avons vu lapplication de ces engrenages à plusieurs appareils danslesquels les mouvements sont extrêmement rapides comme dans les hydro-extracteurs analogues à ceux que nous avons publiés dans le troisième vol.,comme aussi dans les machines à lustrer les fils de lin, de chanvre ou decoton, que nous ferons bientôt connaître, et dans les métiers de passe-menterie à recouvrir et à racler les fils dor, dargent ou de soie (tome 5 e ),et nous avons toujours remarqué avec une grande satisfaction que lesmouvements sont extrêmement doux. Comme cette denture en peau,quoique très-dure, est dune matière qui parait constamment grasse, onna presque jamais besoin de la graisser ; aussi, nous sommes persuadéquelle sera adoptée dans un grand nombre de cas.