Filature niiériuiujiie du Fin et du Chanvre.
PEIGNEUSE CIRCULAIRE,
(Système BUSK),
Construite par MM. LACROIX, père et fils , à Rouen .(planche 15.)
Depuis que nous avons publié la Peigneuse de M. de Girard, construiteparM. Decoster (1), il s’est produit, soit eu France , soit en Angleterre,bien des machines différentes pour le peignage mécanique du lin et duchanvre. Malgré les difficultés incessantes que l’on rencontre, malgré lesessais souvent infructueux, malgré les dépenses considérables que plu-sieurs inventeurs ont faites pour parvenir à résoudre le problème, on voitencore fort peu d’appareils fonctionnant avec avantage dans nos grandesfilatures. On ne peut s’empêcher de reconnaître évidemment que la solu-tion d’un tel problème est très-importante et intéresse un grand nombred’établissements ; mais il semble que les difficultés augmentent avec lesprogrès que l’on voit faire dans la mécanique ; cela peut se concevoir jus-qu’à un certain point, si l’on remarque que les ouvriers peigneursdeviennent beaucoup plus habiles et font aujourd’hui plus d’ouvrage qu’ily a quelques années, et qu’en outre, leurs produits sont plus parfaits etlaissent généralement bien peu à désirer. En présence de ces résultats,on comprend que le peignage manuel est devenu économique, et quepour lui préférer un peignage mécanique, il faut nécessairement quecelui-ci soit bien supérieur.
Or, afin de bien se rendre compte des obstacles que les machines ren-contrent pour remplacer avec avantage le travail fait à la main, il fautdire qu’elles doivent pouvoir opérer sur toute espèce de lins, quelle quesoit leur nature, quelle que soit leur longueur. L’ouvrier, qui a l’habitude,qui a l’intelligence nécessaire, sait très-bien distinguer les différents lins,et effectuer le peignage en conséquence, mais la machine ne fait aucune
(p Voyez cette machine dans le premier volume, première, deuxième ou troisième édition de ceRecueil.