PUBLICATION INDUSTRIELLE.
214
temps beaucoup plus fines vers la droite que vers la gauche. Ce sont lesaiguilles les plus grosses et les plus écartées qui, comme dans le peignageà la main, commencent à agir, et à mesure que les poignées de lin avan-cent vers la droite, elles rencontrent, comme nous l’avons dit, des aiguillesqui deviennent de plus en plus serrées et plus fines.
Des planchettes étroites c, inclinées par rapport au plan des peignes età la circonférence du tambour, sont posées sur celui-ci de manière à nelaisser désaflleurer les aiguilles de leur bord extérieur que d’une très-faible quantité, correspondante à la très-petite épaisseur de la mèchede lin d, serrée entre les pinces. Elles déterminent ainsi la profondeur àlaquelle les aiguilles doivent attaquer les filaments. Les constructeursajustent et disposent ces planchettes de telle sorte qu’elles puissent semobiliser pour satisfaire, autant que possible , à toutes les nécessités dutravail, suivant les diverses natures de lin.
Chariot porte-pinces. — Au-dessus du grand cylindre à peigner estun chariot horizontal C, formé de longues barres parallèles, que réunis-sent deux demi-cercles soutenus par plusieurs bras en fonte, et traverséesà leur centre par les axes verticaux D. Ceux-ci sont portés à chaque extré-mité par des traverses de fonte e qui sont boulonnées aux côtés du bâtis Kde la machine ; ils servent de supports et de guides aux douilles cylindri-ques E, qui sont ajustées sur eux, afin de pouvoir y monter et descendre,mais sans jeu. Ces douilles sont à plateau pour se fixer au corps du cha-riot avec lequel elles sont solidaires, de sorte qu’elles marchent avec lui.
Deux traverses à nervure /, qui se relient avec les barres du chariot,sont attachées par leur centre à des chaînes g (fig. 1 ) qui passent sur lesfragments de poulies à gorge h , montés sur l’arbre horizontal en ferforgé L, prolongé jusqu’au dehors de la machine afin de porter, à l’un desbouts, le levier à secteur M (fig. 3) auquel est agrafée une autre chaîne/.Celle-ci porte un fort contre-poids N , mis en communication directe parla tige verticale i avec le levier courbé O dont le centre de rotation esten i'. Une sorte de pédale P, faisant le prolongement du levier au-dessusde ce centre, reçoit la pression successive d’un excentrique curviligne Qdont l’axe est animé d’un mouvement de rotation très-lent. Or, il est aiséde comprendre que, lorsque la machine fonctionne, cet excentrique, tour-nant dans le sens de la flèche ( fig. 3 ), force nécessairement la pédale àbaisser et à lui faire prendre, après les 2/3 ou les 3/4 d’une révolution,la position indiquée fig. 5. Dans cet abaissement successif, le levier Osoulève nécessairement le contre-poids qui soulage alors le secteur, etpermet, par suite, au chariot de descendre, par son propre poids, avectout ce qu’il porte. Ce mouvement se fait lentement, d’une manière régu-lière et exactement verticale, jusqu’à ce que le système soit descenduau plus bas de sa course, ce qui a lieu au moment où le sommet de lacame, ou son point le plus éloigné du centre, est en contact avec lapédale. A partir de cet instant, la rotation continuant, il est évident que