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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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aux aiguilles que de senfoncer dune certaine quantité dans les mèches,sans quelles puissent aller au delà. Ces peignes sont, dailleurs, construitsde manière que les aiguilles soient dautant plus fines et plus serréesquelles se rapprochent de lextrémité le peignage doit se terminer.On les change aussi suivant la nature des lins, leur degré de dureté ou definesse.

Les mèches, ou plutôt les poignées de lin, sont préalablement étendueset serrées entre des mâchoires ou des pinces plates et larges, que lauteura su fort ingénieusement grouper parallèlement au cylindre à peigner;ces pinces ont, pendant le travail, plusieurs mouvements quil sera très-curieux dexaminer avec détails. Adaptées à un grand chariot horizontal,elles sont ajustées de telle sorte quelles peuvent, dune part, monter etdescendre avec lui pour séloigner ou se rapprocher du tambour, et de lau-tre, marcher suivant des plans parallèles aux génératrices du cylindre,ou, si lon veut, parallèles aux peignes, afin de faire passer successivementleurs poignées de lin des aiguilles les plus fortes et les plus espacées àcelles les plus fines et les plus serrées; elles ont, en outre, un mouvementde rotation intermittent, cest-à-dire quelles font, par instants égaux,un demi-tour sur elles-mêmes, pour présenter tantôt une face et tantôtlautre à laction des peignes.

Ces divers mouvements sont exécutés avec une précision, une régularitémathématique, par des mécanismes simples quil sera facile de comprendreen lisant la description qui suit.

Un cylindre à brosses, mis en contact avec une partie latérale du grostambour à peignes, sert à enlever les étoupes qui résultent du peignageet à les porter à un autre cylindre plus éloigné, garni de cardes.

DESCRIPTION DE LA PEIGNEUSE A LIN,

REPRÉSENTÉE PL. 15 .

Cette Peigneuse est vue en élévation longitudinale, sur la fig. 1; parlun des bouts, sur la fig. 2; par lextrémité opposée, fig. 3; et en pro-jection horizontale, sur la fig. 4.

Grand tambour a peigner. Pour peu quon examine ces figures,on reconnaît aisément que lorgane principal de cette machine est letambour ou le grand cylindre peigneur A, qui a plus de deux mètres delongueur, et qui est garni de peignes droits a , également espacés, surtoute sa circonférence extérieure et suivant des génératrices ou des plansparallèles à laxe b qui le porte, et auquel le moteur imprime un mouve-ment de rotation.

Ces peignes varient non-seulement selon la perfection quon veut obte-nir dans le peignage, mais encore selon la qualité du lin à peigner ; et deplus, ils sont tels que lécartement de leurs aiguilles nest pas le môme surtoute sa longueur, elles sont nécessairement plus rapprochées et en même