PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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aux aiguilles que de s’enfoncer d’une certaine quantité dans les mèches,sans qu’elles puissent aller au delà. Ces peignes sont, d’ailleurs, construitsde manière que les aiguilles soient d’autant plus fines et plus serréesqu’elles se rapprochent de l’extrémité où le peignage doit se terminer.On les change aussi suivant la nature des lins, leur degré de dureté ou definesse.
Les mèches, ou plutôt les poignées de lin, sont préalablement étendueset serrées entre des mâchoires ou des pinces plates et larges, que l’auteura su fort ingénieusement grouper parallèlement au cylindre à peigner;ces pinces ont, pendant le travail, plusieurs mouvements qu’il sera très-curieux d’examiner avec détails. Adaptées à un grand chariot horizontal,elles sont ajustées de telle sorte qu’elles peuvent, d’une part, monter etdescendre avec lui pour s’éloigner ou se rapprocher du tambour, et de l’au-tre, marcher suivant des plans parallèles aux génératrices du cylindre,ou, si l’on veut, parallèles aux peignes, afin de faire passer successivementleurs poignées de lin des aiguilles les plus fortes et les plus espacées àcelles les plus fines et les plus serrées; elles ont, en outre, un mouvementde rotation intermittent, c’est-à-dire qu’elles font, par instants égaux,un demi-tour sur elles-mêmes, pour présenter tantôt une face et tantôtl’autre à l’action des peignes.
Ces divers mouvements sont exécutés avec une précision, une régularitémathématique, par des mécanismes simples qu’il sera facile de comprendreen lisant la description qui suit.
Un cylindre à brosses, mis en contact avec une partie latérale du grostambour à peignes, sert à enlever les étoupes qui résultent du peignageet à les porter à un autre cylindre plus éloigné, garni de cardes.
DESCRIPTION DE LA PEIGNEUSE A LIN,
REPRÉSENTÉE PL. 15 .
Cette Peigneuse est vue en élévation longitudinale, sur la fig. 1; parl’un des bouts, sur la fig. 2; par l’extrémité opposée, fig. 3; et en pro-jection horizontale, sur la fig. 4.
Grand tambour a peigner. — Pour peu qu’on examine ces figures,on reconnaît aisément que l’organe principal de cette machine est letambour ou le grand cylindre peigneur A, qui a plus de deux mètres delongueur, et qui est garni de peignes droits a , également espacés, surtoute sa circonférence extérieure et suivant des génératrices ou des plansparallèles à l’axe b qui le porte, et auquel le moteur imprime un mouve-ment de rotation.
Ces peignes varient non-seulement selon la perfection qu’on veut obte-nir dans le peignage, mais encore selon la qualité du lin à peigner ; et deplus, ils sont tels que l’écartement de leurs aiguilles n’est pas le môme surtoute sa longueur, elles sont nécessairement plus rapprochées et en même