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mais bien aussi toutes les autres, puisqu’elles sont solidaires par la chaînesans fin. Mais alors les petites roues R, qui sont en contact avec la crémail-lère, sont forcées, en s’avançant, de tourner sur elles-mêmes , et par con-séquent elles font tourner les pinces avec elles. On produit donc ainsi, surun certain nombre de pinces, celles qui travaillent, c’est-à-dire celles quisont justement en regard des peignes, un double mouvement, l’un detranslation suivant la longueur du tambour, l’autre circulaire, et toujourségal à une demi-révolution, parce que les cames, les maillons de la chaîne,et le diamètre des roues sont combinés de telle sorte que celles-ci ne fontjamais qu’un demi-tour à chaque fois.
Il est bon d’observer que ce double mouvement n’est que momentané,intermittent ; il ne se produit véritablement que quand le chariot porte-système est parvenu en haut de sa course ; mais, tant qu’il descend, lespinces et les mèches descendant avec lui, n’ont pas d’autre mouvement,parce que les roues à cames qui restent fixes sur leurs axes, et qui parconséquent ne descendent pas avec les douilles mobiles E, ne peuvent ren-contrer, dans leur rotation, le bout supérieur des axes des petites rouesR, puisque ceux-ci ne sont prolongés que d’une faible quantité ; ce n’est doncvéritablement qu’au moment où le système est remonté entièrement et oc-cupe la position qu’on lui a donnée sur le dessin, que ces axes sont touchéspar les cames, et que par conséquent le double mouvement rectiligne etdemi-circulaire est produit.
On voit donc que les pinces, et par suite les poignées de lin qui y sontsuspendues, sont animées de trois sortes de mouvement, dont deux ne sefont que par moment ; elles ont d’abord un mouvement descensionnei, afinque les filaments soient attaqués successivement par les peignes depuis lapointe jusqu’au milieu ; mouvement qui doit se faire avec une certaine len-teur, c’est-à-dire avec d’autant moins de célérité que les lins sont plusdurs, plus difficiles à peigner. Comme on est susceptible, dans une filature,d’employer bien des qualités différentes de lin, on comprend que le mêmemouvement ne peut satisfaire à toutes, il faut bien se résigner à prendreune moyenne. Cependant avec les excentriques de rechange, comme l’aproposé M. Beaufort, habile filateur de Poitiers , on peut arriver évidem-ment à une exactitude suffisante pour la pratique, il suffit d’avoir unouvrier intelligent, qui sache appliquer le genre d’excentrique convena-ble, pour donner plus ou moins de vitesse au système suivant la qualité dulin qu’on lui donne à peigner. Dans tous les cas, on s’arrange toujours pourque l’ascension du peigne se fasse assez rapidement, mais non brusque-ment , afin de perdre le moins de temps possible. Ce n’est, comme nousl’avons dit, que lorsque le système arrive vers le haut, que les pinces chan-gent de position, d’une part, en pivotant sur elles-mêmes, et de l’autre, ense transportant parallèlement de leur place à celle qui suit immédiatementà droite.
Les roues à cames qui produisent ce double changement restent aussi