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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

mais bien aussi toutes les autres, puisquelles sont solidaires par la chaînesans fin. Mais alors les petites roues R, qui sont en contact avec la crémail-lère, sont forcées, en savançant, de tourner sur elles-mêmes , et par con-séquent elles font tourner les pinces avec elles. On produit donc ainsi, surun certain nombre de pinces, celles qui travaillent, cest-à-dire celles quisont justement en regard des peignes, un double mouvement, lun detranslation suivant la longueur du tambour, lautre circulaire, et toujourségal à une demi-révolution, parce que les cames, les maillons de la chaîne,et le diamètre des roues sont combinés de telle sorte que celles-ci ne fontjamais quun demi-tour à chaque fois.

Il est bon dobserver que ce double mouvement nest que momentané,intermittent ; il ne se produit véritablement que quand le chariot porte-système est parvenu en haut de sa course ; mais, tant quil descend, lespinces et les mèches descendant avec lui, nont pas dautre mouvement,parce que les roues à cames qui restent fixes sur leurs axes, et qui parconséquent ne descendent pas avec les douilles mobiles E, ne peuvent ren-contrer, dans leur rotation, le bout supérieur des axes des petites rouesR, puisque ceux-ci ne sont prolongés que dune faible quantité ; ce nest doncvéritablement quau moment le système est remonté entièrement et oc-cupe la position quon lui a donnée sur le dessin, que ces axes sont touchéspar les cames, et que par conséquent le double mouvement rectiligne etdemi-circulaire est produit.

On voit donc que les pinces, et par suite les poignées de lin qui y sontsuspendues, sont animées de trois sortes de mouvement, dont deux ne sefont que par moment ; elles ont dabord un mouvement descensionnei, afinque les filaments soient attaqués successivement par les peignes depuis lapointe jusquau milieu ; mouvement qui doit se faire avec une certaine len-teur, cest-à-dire avec dautant moins de célérité que les lins sont plusdurs, plus difficiles à peigner. Comme on est susceptible, dans une filature,demployer bien des qualités différentes de lin, on comprend que le mêmemouvement ne peut satisfaire à toutes, il faut bien se résigner à prendreune moyenne. Cependant avec les excentriques de rechange, comme laproposé M. Beaufort, habile filateur de Poitiers , on peut arriver évidem-ment à une exactitude suffisante pour la pratique, il suffit davoir unouvrier intelligent, qui sache appliquer le genre dexcentrique convena-ble, pour donner plus ou moins de vitesse au système suivant la qualité dulin quon lui donne à peigner. Dans tous les cas, on sarrange toujours pourque lascension du peigne se fasse assez rapidement, mais non brusque-ment , afin de perdre le moins de temps possible. Ce nest, comme nouslavons dit, que lorsque le système arrive vers le haut, que les pinces chan-gent de position, dune part, en pivotant sur elles-mêmes, et de lautre, ense transportant parallèlement de leur place à celle qui suit immédiatementà droite.

Les roues à cames qui produisent ce double changement restent aussi