PUBLICATION INDUSTRIELLE.
217
en repos pendant la descente des pinces, parce que les axes qui les portent,cessent de tourner avec les deux paires de roues d’angle T, V qui les comman-dent et l’arbre de couche en fer U qui n’agit que par intermittence, commenous allons le faire voir : à l’une des extrémités de cet arbre est rap-portée une sorte de manivelle k, qui s’y engage sur le côté de la poulie àgorge jm, sur la circonférence de laquelle est attachée une chaîne de Galle,dont l’autre bout descend se fixer à un segment de cercle n (fig 2), ajustélibre sur le même arbre qui porte l’excentrique Q, dont nous avons parlé ;ce segment de cercle n’est pas invariablement fixé à cet arbre, il ne lui estsolidaire que par intervalle, parce qu’il porte sur la face intérieure uneespèce de rochet ou de cliquet o (fig. 6) qui, tant qu’il se trouve engagédans le disque excentré o', est entraîné dans sa rotation, et, par suite, en-traîne le segment et la chaîne avec lui; mais comme dans ce mouvement cedisque abandonne le cliquet un certain temps, le segment devient libre.Or, lorsque celui-ci marche, la chaîne de Galle fait tourner dans le mêmesens le fragment de poulie à gorge m , et avec elle l’arbre U et les engre-nages d’angle T, T' et, de plus, les axes verticaux E, qui entraînent les rouesà cames S. Aussitôt que le disque excentré et le cliquet o n’agissent plus ,toutes les pièces sont obligées de revenir sur elles-mêmes, parce qu’à côtéde la poulie m il y en a une seconde m', fixée sur le même arbre U, et à la-quelle est attachée une autre chaîne portant le fort contre-poids N'qui,soulevé lorsque le système a marché, redescend à ce moment que l’actioncesse, et force tout ce système à se mouvoir en sens inverse.
De cette manière, le mouvement des roues à cames se fait par intermit-tence, et a lieu exactement au moment où les pinces arrivées en haut deleur course, doivent s’avancer et pivoter sur elles-mêmes. Tout ce méca-nisme est assez rigoureusement exécuté pour que ces divers mouvementsse fassent aux instants voulus, sans confusion, et constamment avec lamême régularité.
Cylindre pour recevoir les étoupes. — Sur le côté du grand tam-bour est disposée parallèlement une brosse cylindrique H, qui tourne avecune certaine rapidité, et qui, en rencontrant les pointes ou les aiguillesdes peignes , en détache sans cesse toutes les étoupes dont elles se char-gent pendant le peignage. Mais comme cette brosse serait évidemmentbientôt embarrassée, et ne pourrait produire aucun effet, les constructeursont eu le soin de rapporter en avant et un peu au-dessus un cylindre àcardes I, qui enlève à son tour ces étoupes au fur et à mesure, en tour-nant dans le sens convenable à cet effet. Comme dans les cardes mécani-ques, ce cylindre est garni de rubans à dents fixeset inclinées, et un peignedroit J est placé sur le devant, animé d’un mouvement alternatif, pour dé-tacher la nappe d’étoupes que l’on reçoit soit dans une boîte, soit de touteautre manière.
Transmission de mouvement. — Une telle machine est nécessairementmise en activité par le moteur de l’usine, à l’aide d’une courroie qui vient