PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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généralement, MM. Thomas et Laurens en construisirent qui marchaientsoulevés par le côté; en Angleterre, et plus tard, en France , on en fit quirecevaient leur action par des excentriques à trois cames, agissant directe-ment en dessous et près de l’enclume, de manière à laisser la tête dumarteau entièrement libre. Nous en avons vu fonctionner à Bolton, prèsde Manchester, au Havre, à Nantes , etc. Toutefois ces machines opérantpar chocs, et par conséquent exigeant des massifs considérables pour ré-sister aux ébranlements, durent faire place, au moins en partie, aux pressesà comprimer, qui n’ont pas, comme elles, l’inconvénient de projeter despailles, de la crasse sur ( tous les côtés. Il est vrai que dans plusieurs loca-lités on trouva que ces presses ne faisaient pas aussi bien que les marteaux;on objectait qu’elles laissaient une portion du laitier dans le fer, et quela nature de celui-ci était alors détériorée. Cependant, malgré ces objec-tions qui ne paraissent généralement plus aujourd’hui présenter rien desérieux, on a persisté à établir des squeez-ers qui se répandent de plus enplus. Il faut dire, à la vérité, que dans de certains cas, comme par exemplepour la fabrication de la tôle, le marteau est encore préféré à la presse. 11convient alors d’avoir dans les grandes forges l'un et l’autre appareil.
Les premières presses à cingler ont été faites en Angleterre ; c’est làquelles ont reçu le nom de squeezers. MM.Flachat et compagnie n’ontpastardé à en faire l’application en France , d’abord dans la belle usine deVierzon , puis à Abainville et ailleurs. Mais ces machines qui, au reste,fonctionnent bien, ne marchent encore que par l’intermédiaire d’un balan-cier, d’une bielle, d’une manivelle et de plusieurs engrenages, telle estcelle représentée en élévation et en plan sur les fig. 1 et 2, pl. 16.
M. Cavé, à qui on doit de si belles applications faites sur la vapeur agis-sant directement comme moteur dans plusieurs outils très-puissants (1),ne pouvait tarder à modifier ce système. Comprenant de quelle importanceil peut être , dans les usines à fer, d’employer la force motrice sans inter-médiaire pour faciliter le service, il disposa la machine que l’on voit surles fig. 6 à 12. Plusieurs forges ont immédiatement adopté cette disposi-tion , et le constructeur en a maintenant constamment en confection dansses ateliers. Mais on comprend que ce système n’est avantageux qu’autantque l’on emploie la vapeur comme puissance motrice ; il est évident quelorsqu’on a à sa disposition une force hydraulique que l’on veut utiliser,il est tout naturel d’établir une transmission de mouvement. Toutefois, ilest bon d’observer que comme aujourd’hui on cherche généralement àutiliser la chaleur perdue des fours pour chauffer des chaudières à vapeur,la dépense de force est considérée comme nulle pour faire fonctionner lesqueezer.
M. Guillemin, directeur des forges d’Anzin , a introduit aussi dans cetétablissement un cingleur analogue au précédent, marchant également par
(*) On a vu avec intérêt les machines à percer et à découper de M. Cavé, tome et l’appareilà river les tôles de M. Lemaître, tome 4 e .
vr.
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