PUBLICATION INDUSTRIELLE. 227
lite et assure le passage immédiat du lopin dans les cylindres étireurs où il est im-médiatement porté.
Il faut beaucoup moins de temps pour exécuter ces diverses manœuvres que pouren lire la description ; et un ouvrier quelque peu habile doit les exécuter toutessans que l’appareil cesse de fonctionner à sa vitesse normale.
Activité de service. — De nombreuses expériences que j’ai faites avec soinsur le Cingleur-d’Anzin m’ont donné les résultats suivants :
La vitesse normale de l’appareil est de un coup de balancier par seconde.
Il faut en moyenne 45 à 50 coups de balancier pour cingler une loupe, c’est-à-direun temps de 45 à 50 secondes.
Les chiffres précédents se rapportent à la marche de l’appareil, fonctionnant avecde la vapeur à 2 atmosphères ( pression indiquée par un manomètre placé prèsdu cylindre sur le tuyau d’arrivée de la vapeur.)
Entre deux boules successives on peut compter qu’il s’écoule en moyenne 15 se-condes.
On devra donc prendre 65 secondes pour le temps total nécessaire au cinglaged’une boule.
Pour douze fours à puddler faisant chacun sept fournées de cinq boules , parjournée, le nombre des boules qui passeront au cingleur en douze heures, sera de
12 X 7 X 5=420.
L’appareil fonctionnera donc pendant
420 X 65 = 27,300 secondes = 7 heures et demie.
Les quatre heures et demie restantes donnent en moyenne 3 minutes et deuxdixièmes d’intervalle entre deux fournées successives, mais leur répartition se faitplutôt en 7 arrêts de 30 à 40 minutes chacun, entre les 7 tournées de fours qui, ha-bituellement, passent tous les uns à la suite des autres.
Tbavail possible. — Avec de la vapeur à 3 atmosphères, il est certain quel’appareil suffirait facilement au cinglage des produits de 16 fours à puddler mar-chant avec l’activité que j’ai citée et qui n’a rien que d’ordinaire, car nous avonstrès-souvent atteint en moyenne le nombre de 8 fournées par jour et par 12 heures.
Force motrice. — Je n’ai point.fait d’expériences , et je ne ferai point de cal-culs pour déterminer la force motrice absorbée par l’appareil. Il me suffira de direqu’une chaudière à bouilleurs , de 8 mètres de longueur, chauffée par la flammeperdue de deux fours à puddler, a constamment suffi à fournir la vapeur néces-saire à la marche du cingleur et au jeu de la machine destinée au marteau, et quifonctionnait alors plusieurs heures par journée, pour l’alimentation de cette chau-dière motrice.
Entretien. — L’entretien de cet appareil est presque nul. On y consomme àpeine, en 12 heures, un demi-litre d’huile, et un demi-kilog. de suif fondu pour legraissage des points de frottement et du piston dont la garniture en chanvre de-mande un renouvellement trimestriel.
Résumé. — En résumé, les avantages qu’offre le Cingleur-d’Anzin sont :
1° D’être peu coûteux,
2° D’être d’une construction facile ;
3° D’occuper très-peu de place, et de pouvoir, par suite, être placé au point del’usine le plus convenable, par rapport aux fours à puddler et aux laminoirs ébau-cheurs;
4“ D’être indépendant de tout autre appareil mécanique, ce qui permet de sus-