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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
de poids des deux parties du balancier en est la seule cause, et que , deplus, le mouvement de celui-ci n’est jamais parfaitement libre par suitede la légère pression qu’on est obligé de produire sur son axe au moyendes vis g, dans le but de prévenir des contre-coups qui compromettraientla solidité de l’appareil. Il est inutile de dire que la hauteur et la positionde la pièce de bois doivent être réglées de manière à ce que, au momentde l’arrêt du balancier, le piston se trouve le plus près possible du fond ducylindre sans toutefois qu’il puisse jamais l’atteindre.
L’auteur trouve un avantage à faire marcher l’appareil à la main, parcequ’il permet, comme dans le marteau-pilon, de faire varier à volonté, jus-qu’à une certaine limite, la vitesse ou la marche de la presse, c’est-à-direle nombre de coups de balancier pendant un temps donné ; condition quifacilite singulièrement le travail. Cette limite supérieure de vitesse estd’environ 80 à 85 coups par minute.
Voici comment M. Guillemin explique le travail et les avantages d’un telappareil, pour le cinglage des loupes sortant des fours à puddler.
Détails sur la marche.— La portion du balancier AB, comprise entre l’axed’oscillation et l’extrémité A, est un peu plus pesante que la partie antérieure oumâchoire, de sorte que lorsque celle-ci est abaissée vers l’enclume par l’action de lavapeur, elle se relève d’elle-même dès que cette action cesse.
Le cylindre n’a point de couvercle ; il n’en a pas besoin puisque l’appareil est àsimple effet. La vapeur, admise en dessous du piston par le jeu de la glissière, s’é-chappe par suite du contre-mouvement de celle-ci, et avec d’autant plus de facilitéqu’elle est pressée par le poids du piston et la force qui tend à ramener l’appareil àsa première position.
Travail. — La boule ou loupe à cingler est apportée sur l’enclume, telle qu’ellesort du four à puddler, c’est-à-dire sous une forme variable à l’infini et souventtrès-écartée de la forme sphérique, vers laquelle cependant tendent les efforts despuddleurs. Pleine de laitiers et à l’état spongieux dans lequel elle se trouvealors, chaque coup de balancier modifie profondément sa forme , et 6 à 7 coupssuffisent toujours à en faire un prisme plus ou moins parfait de 25 à 30 centimètresde côté , mais d'une longueur variable, car elle dépend, non-seulement du volumeprimitif de la boule, mais aussi de ce que les extrémités du prisme présentent sou-vent des parties plus ou moins détachées de la masse principale. L’ouvrier cingleurdresse alors le lopin, encore informe, sur un de ses bouts afin de le refouler,c’est-à-dire de ramener dans la niasse les parties écartées, et aussi pour réduire salongueur, si elle dépasse 40 à 45 centimètres ; il laisse le lopin dans cette positionjusqu’à ce qu’il soit ramené à cette longueur, ce qui exige tout au plus 7 à 8 coupsde balancier; puis il le couche de nouveau en travers de l’enclume et le fait avancervers l’axe de rotation de l’appareil en le roulant sur lui-même et le tournant surtoutes ses faces de manière à en rabattre toutes les arêtes et à l’amener à une formepresque cylindrique de 15 à 20 centimètres de diamètre et de 30 à 40 centimètresde longueur. Souvent même quand l’arrivée d’une seconde boule ne le presse pas,l’ouvrier cingleur termine en plaçant le lopin dans une direction à peu près paral-lèle à la longueur de l’enclume et lui fait acquérir, en quelques coups de balancier,la forme d’un tronc de cône par l’amincissement d’un de ses bouts, forme qui faci-