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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

de poids des deux parties du balancier en est la seule cause, et que , deplus, le mouvement de celui-ci nest jamais parfaitement libre par suitede la légère pression quon est obligé de produire sur son axe au moyendes vis g, dans le but de prévenir des contre-coups qui compromettraientla solidité de lappareil. Il est inutile de dire que la hauteur et la positionde la pièce de bois doivent être réglées de manière à ce que, au momentde larrêt du balancier, le piston se trouve le plus près possible du fond ducylindre sans toutefois quil puisse jamais latteindre.

Lauteur trouve un avantage à faire marcher lappareil à la main, parcequil permet, comme dans le marteau-pilon, de faire varier à volonté, jus-quà une certaine limite, la vitesse ou la marche de la presse, cest-à-direle nombre de coups de balancier pendant un temps donné ; condition quifacilite singulièrement le travail. Cette limite supérieure de vitesse estdenviron 80 à 85 coups par minute.

Voici comment M. Guillemin explique le travail et les avantages dun telappareil, pour le cinglage des loupes sortant des fours à puddler.

Détails sur la marche. La portion du balancier AB, comprise entre laxedoscillation et lextrémité A, est un peu plus pesante que la partie antérieure oumâchoire, de sorte que lorsque celle-ci est abaissée vers lenclume par laction de lavapeur, elle se relève delle-même dès que cette action cesse.

Le cylindre na point de couvercle ; il nen a pas besoin puisque lappareil est àsimple effet. La vapeur, admise en dessous du piston par le jeu de la glissière, sé-chappe par suite du contre-mouvement de celle-ci, et avec dautant plus de facilitéquelle est pressée par le poids du piston et la force qui tend à ramener lappareil àsa première position.

Travail. La boule ou loupe à cingler est apportée sur lenclume, telle quellesort du four à puddler, cest-à-dire sous une forme variable à linfini et souventtrès-écartée de la forme sphérique, vers laquelle cependant tendent les efforts despuddleurs. Pleine de laitiers et à létat spongieux dans lequel elle se trouvealors, chaque coup de balancier modifie profondément sa forme , et 6 à 7 coupssuffisent toujours à en faire un prisme plus ou moins parfait de 25 à 30 centimètresde côté , mais d'une longueur variable, car elle dépend, non-seulement du volumeprimitif de la boule, mais aussi de ce que les extrémités du prisme présentent sou-vent des parties plus ou moins détachées de la masse principale. Louvrier cingleurdresse alors le lopin, encore informe, sur un de ses bouts afin de le refouler,cest-à-dire de ramener dans la niasse les parties écartées, et aussi pour réduire salongueur, si elle dépasse 40 à 45 centimètres ; il laisse le lopin dans cette positionjusquà ce quil soit ramené à cette longueur, ce qui exige tout au plus 7 à 8 coupsde balancier; puis il le couche de nouveau en travers de lenclume et le fait avancervers laxe de rotation de lappareil en le roulant sur lui-même et le tournant surtoutes ses faces de manière à en rabattre toutes les arêtes et à lamener à une formepresque cylindrique de 15 à 20 centimètres de diamètre et de 30 à 40 centimètresde longueur. Souvent même quand larrivée dune seconde boule ne le presse pas,louvrier cingleur termine en plaçant le lopin dans une direction à peu près paral-lèle à la longueur de lenclume et lui fait acquérir, en quelques coups de balancier,la forme dun tronc de cône par lamincissement dun de ses bouts, forme qui faci-