RAPES MÉCANIQUES
A BETTERAVES,
POUR LÀ FABRICATION DU SUCRE INDIGÈNE,
(planche 17.)
La fabrication du sucre de betterave ayant pris une grande extensionen France , malgré les droits toujours croissants qui pèsent sur elle, on acherché à perfectionner constamment les appareils, les instruments et lesmachines nécessaires à cette belle et intéressante fabrication. Pendantquelques années, deux procédés distincts ont été en présence pour extrairele jus de la betterave, le plus complètement possible. Le premier, celuimême qui a survécu à l’autre, consiste, comme on sait, à râper les tuber-cules, après les avoir lavés, pour soumettre ensuite la pulpe obtenue, àune pression très-énergique, telle que celle que l’on peut obtenir avec unepresse hydraulique puissante (1). Le second procédé, qui ne paraît pasavoir pu tenir concurrence à son devancier, consiste à couper les betteravesen tranches minces afin de les soumettre à une macération, soit par l’eauchaude, soit par l’eau froide (2) ; il y a eu à ce sujet divers moyens pro-posés, dont quelques-uns présentaient réellement des particularités remar-quables et fort ingénieuses ; mais, quoi qu’on ait pu faire, il était impos-sible d’extraire, d’une quantité donnée de tubercules, un volume de juségal à celui obtenu par la presse. On a dû alors s’arrêter au système decompression, et perfectionner, par suite, principalement les outils, lesinstruments ayant pour objet de réduire la pulpe et de presser celle-ci très-fortement.
De toutes les machines connues, c’est le tambour cylindrique à lames
0) On peut voir le dessin et l'explication d’une telle presse dans le 5 e volume, et ceux d'unepresse horizontale très-puissante dans le 2 e .
(2) Nous avons parlé de l’un des meilleurs systèmes de macération employés, celui de M. de Dom-basle, dans le 2 e vol.