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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
dentées, qui a donné et donne encore les meilleurs résultats. C’est un appareilfort simple, qui est devenu entièrement manufacturier, en ce qu’on s’est ar-rangé pour faire avancer la betterave contre le tambour, d’une manière mé-canique, au lieu de la pousser à la main. Plusieurs constructeurs ont, à ceteffet, proposé et mis à exécution des moyens simples et qui paraissent par-faitement remplir le but. Déjà une amélioration assez importante avait étéapportée à ce genre d’appareil; depuis un grand nombre d’années, onavait compris que plus les dentures des lames sont fines et peu saillantes,moins le tambour prend de force pour le mouvoir, plus les tubercules sontdivisées, c’est-à-dire plus la pulpe est fine, et par suite, plus elle peut êtreépuisée ou donner de jus à la presse.
En augmentant d’une part la vitesse du tambour, et de l’autre le nombrede dents des lames, on a diminué la pression ou l’avancement proportion-nel des tubercules, de sorte qu’on n’en fait pas moins autant de travaildans le même temps, si ce n’est plus , avec moins de force motrice dé-pensée , parce que la résistance est moindre dans ce cas que lorsqu’onproduit des grosses pulpes avec de fortes dentures et une grande pression.
Nous croyons que c’est M. Cambray, mécanicien à Paris , qui s’occupeplus spécialement de la construction de machines d’agriculture, à qui l’ondoit la première application aux râpes des poussoirs ou sabots marchantmécaniquement, sans le secours de la main d’un enfant ou d’une femme,comme on le faisait d’abord et comme on le fait encore dans la plupart desrâpes cylindriques à pommes de terre (1). 11 nous a dit en avoir établi ainsidepuis 10 à 12 ans.
MM. Derosne et Cail, qui ont monté considérablement de fabriques desucre, durent nécessairement établir des râpes à poussoirs mécaniques, etils adoptèrent à ce sujet un système de tambour double, avec quatre sabotsou poussoirs semblables, agissant simultanément afin d’opérer rapidementet avec une grande régularité.
M. Trèsel, de Saint-Quentin , qui construit de bonnes machines à vapeur,et dont nous avons fait connaître l’ingénieux mécanisme de détente va-riable (tome iv), a aussi, en travaillant également pour les sucreries, ima-giné une disposition de poussoirs mécaniques qui paraît donner, comme onle verra plus loin, les résultats les plus satisfaisants.
Nous avons pensé qu’il serait intéressant de faire connaître ces diverssystèmes, comme nous donnons, autant que possible, ce que nous trou-vons de mieux et de plus récent dans les différentes branches d’industrie.Il est d’autant plus convenable de décrire ces appareils que très-prochai-nement nous devons publier les plans d’ensemble d’une fabrique de sucreentière ; il doit donc être tout naturel, à ceux qui ne connaissent pas cettefabrication, d’étudier les machines et les appareils qui en font partie essen-tielle. Déjà nous avons traité les chaudières à évaporer et à cuire (tome iv),ainsi que les pompes ou les presses qui peuvent s’y appliquer (tom. n et v),
(I) Voyez le système de râpe avec les appareils de téculerie publiés dans le lome4».