Band 
Tome sixième.
Seite
231
JPEG-Download
 

PUBLICATION INDUSTRIELLE. 231

nous compléterons ce sujet par les autres accessoires et par la dispositiondune usine complète.

DESCRIPTION DE LA RAPE DE M. CAMBRA Y,

FIG. 1, 2 ET 3, PL. 17.

Toutes les râpes à mouvement continu consistent, comme on sait, enun tambour A que lon a fait dabord en bois, quelquefois en tôle, maisplus particulièrement en fonte, creux, monté sur un axe horizontal B au-quel on imprime une rotation rapide, par une poulieG ajustée à lune de sesextrémités. Dans la machine de M. Cambray, le tambour est en troispièces, cest-à-dire composé de deux croisillons à trois branches en fonte,entourés dune chemise à rebords, mince et cylindrique, avec laquelle ilssont boulonnés (fig. 1 et 3). Comme il importe quil tourne parfaitementrond , à cause de la grande vitesse dont il est animé, on comprend quilest essentiel que les surfaces soient tournées intérieurement et extérieure-ment afin de ne pas présenter de faux lourd. Pour cela, nous préféronsdes disques pleins aux croisillons à jour, parce quils permettent darriverà plus dexactitude.

Sur toute la circonférence du cylindre sont rapportées des lames minces adentelées comme des scies (fig. 4 et 5) et séparées soit par des calles enbois, soit par des calles en fer à; on se rappelle que de distance en distanceon ménage dans les joues du tambour des mortaises qui permettent dyintroduire des clefs ou coins c pour rapprocher et serrer les calles avec leslames. Une table inclinée en fonte D est placée près du tambour pour rece-voir les tubercules que des enfants y apportent entières, et qui sont pres-sées contre la surface par les sabots ou poussoirs E ajustés entre les jouesverticales de la table. Ces derniers sont simplement en bois dur, et sontmunis chacun dune platine en fer d, dans laquelle on agrafe les crochetsdes bielles en fer forgé F, qui sont directement assemblées à charnièreaux coudes de larbre G.

Cet axe reçoit un mouvement de rotation très lent par la grande poulie Hqui est commandée par un arbre intermédiaire autre que celui du tambourdont la vitesse est trop grande. On comprend déjà quà chaque révolutionde laxe coudé, lun des poussoirs savance contre le tambour pendant quelautre sen écarte et réciproquement, ce qui permet de mettre des bette-raves sur une partie de la table, pendant que celles qui se trouvent sur laseconde partie sont posées contre les lames de scies et successivement dé-chirées par leurs dentures. Une joue supérieure e recouvre une partie de latable pour empêcher que des tubercules pressées entre les poussoirs et lecylindre ne tendent à se soulever, de même quun couvercle en tôle minceou en cuivre I, recouvre toute la partie apparente de ce tambour, au-dessusdu bâtis de fonte J qui le porte, pour éviter des accidents. Des poignées