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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
est à simple tambour, comme on le voit sur la coupe transversale fig. lt.Celui-ci n’est pas exécuté comme les précédents: il consiste en deux pla-teaux en fonte et à nervures A reliés par des boulons b et serrant entreeux des douves épaisses en bois B qui sont jointes et tournées extérieure-ment pour recevoir les calles et les lames de scie a. Celles-ci se distinguentdes autres en ce qu’elles sont taillées sur les deux arêtes opposées (fig. 14),au lieu de l’être seulement sur un côté (fig. 5), ce qui permet de les chan-ger de côté à volonté. Les sabots ou poussoirs D sont en fonte évidés et ontla forme indiquée sur les détails (fig. 13).
PROCÉDÉ PROPRE A OUATER TOUTE ESPÈCE D’ÉTOFFE
OU TISSU UNI OU VARIÉ, BREVETÉ ATJ NOM DE M. DUFOUR.
Tout le monde sait que depuis longtemps il se fait, à la main, des étoffes outissus ouatés qui, par suite de la manutention , reviennent à un prix fort élevé,lorsqu’on les livre à la consommation.
Le métier à la Jacquart offre, à cet effet, beaucoup plus de ressources qu’on nele pense généralement, car il permet de fabriquer des produits auxquels on n’apeut-être jamais songé jusqu’ici. Ainsi, c’est avec ce métier mécanique que M. Du-four opère pour ouater par le procédé qu’il a breveté, et avec un tire double mail-lon qu’il place sur un métier ordinaire à tisser ; et il parvient à faire deux tissus, enles ouatant et les attachant ensemble , de manière à ne former qu’une seule et mêmeétoffe.
Il fabrique également cette étoffe sans la mécanique Jacquart, en se servant alorsde harnais composés de lames, comme on le fait quelquefois dans les fabriquesde tissage pour certains produits.
Pour faire ces deux tissus renfermés de ouates , il n’emploie qu’une seule chaîneet par suite une seule ensouple. Il a deux navettes , et par conséquent deux trames,dont Tune sert à la confection des deux tissus qui renferment la ouate, et l’autresert à introduire cette ouate.
L’auteur n’a rien changé au montage du métier en général, tout le procédé,toute l’invention proprement dite consiste dans la manière de faire dessiner, lireet piquer les cartons qui doivent servir à faire fonctionner la machine Jacquart.
Voici, à ce sujet, quelques exemples qu’il suffira de lire, au moins pour lespersonnes habituées au tissage, pour comprendre le système.
Prendre du papier disposé à mettre les dessins en carte (on sait que ce papierest appelé, dans la fabrique, papier à mettre en carte).
l re course (expression employée par les liseurs de dessins) :
Pointer un carré, en laisser trois et ainsi de suite.
2 e course : Commencer au 3 me carré, le pointer, en laisser trois, en pointer un,et ainsi de suite.
Ces deux courses sont destinées à faire les tissus de dessus.
3 e course : Pointer trois carrés , en laisser un , et ainsi de suite.