PUBLICATION INDUSTRIELLE. 237
4 e course ; Pointer deux d’abord , en laisser un, pointer trois, en laisser un,puis pointer trois, et ainsi de suite.
Ces deux dernières courses sont destinées à faire le tissu de dessous.
Ces quatre courses, outre qu’elles forment ainsi deux tissus, parviennent encoreà les coudre ensemble, en prenant et laissant des fils de chaîne en plus ou moinsgrand nombre, aux endroits marqués sur la carte.
5 e course : Pointer un carré, en laisser un, soit, par conséquent, de un en un.Cette cinquième course est destinée à ouvrir les deux tissus pour y introduire laouate.
On peut, à cette dernière course, laisser plus ou moins de fils destinés à fairevoir en forme de dessins une portion de la matière qui sert de ouatage. On peutégalement faire sur le ouatage même des dessins brochés ordinaires, soit en trame,soit en chaîne ; il suffit pour cela de mettre le dessin en carte sur la partie de lachaîne qui doit former l’endroit des tissus.
En résumé, en plaçant sur un métier ordinaire à tisser, soit la machine Jaequart,soit des harnais, soit toute autre mécanique propre à tisser, on fabrique en mêmetemps deux tissus par des moyens connus. Mais pour ouater, on ouvre ces tissusen employant également des moyens en usage dans 1e tissage, et on introduit alorsentre eux une trame ou substance quelconque qui peut être, soit de la ouate ordi-naire, soit du coton, du lin, du chanvre, de la laine, de la soie ou delà bourrede soie. Pour réunir les deux tissus qui doivent renfermer cette sorte de tramequi sert à ouater, on les attache naturellement sur le métier comme à l’ordinaire.
Cette même trame peut aussi servir à attacher les deux tissus en les faisant res-sortir de manière à présenter à l’extérieur une espèce de dessin régulier. Pour celail suffit de prendre ou de laisser des fils de chaînes aux endroits mêmes où l’ondésire qu’elle ressorte, ce qui peut également avoir lieu par un moyen quelconque.
Cette trame s’introduit aisément entre les deux tissus malgré la couture qui sefait en même temps pour attacher ces deux tissus, par cela même qu’elle est douceet flexible.
COLLAGE DES BOIS.
M. Tachet est l’inventeur d’un procédé breveté en 1845 pour coller le bois, afind’en former des planches, des panneaux, des feuillets , non susceptibles de se dé-former. Ces procédés qui sont réellement remarquables, par leurs bons résultats ,consistent à saupoudrer les feuilles de bois de poudre de gomme laque, et de fairefondre celle-ci par une forte chaleur, transmise à travers l’épaisseur du bois, et parune forte pression, le bois ayant été préalablement chauffé à une température de 60°.
Plusieurs feuilles ainsi superposées et collées , après être disposées de manièreque les fibres du bois se croisent, forment des panneaux qui ne travaillent plusquelle que soit la température à laquelle ils sont soumis. Pour les peintures, poul-ies décorations, pour les meubles, les planchettes à dessins, etc., des panneauxainsi préparés seront d’une très-heureuse application.
VI.
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