Band 
Tome sixième.
Seite
241
JPEG-Download
 

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

m

Les parties essentielles de cette machine se composent :

1° Dun double cylindre creux garni extérieurement de pointes ou dai-guilles, et mobiles sur des tourillons qui donnent entrée et sortie à lavapeur que lon fait circuler sur toute la surface annulaire comprise entreles deux cylindres ;

2° De six cylindres alimentaires garnis de pointes en acier qui amènentla laine sur le grand cylindre peigneur elle senroule ;

3° Dun système mobile placé du côté opposé aux cylindres précédentset formé dune part dun rouleau cannelé et de son rouleau de pression ,puis de deux rouleaux attireurs entre lesquels la laine passe en sortantétirée de la machine.

Il est très-facile de comprendre, à laide des figures, la construction decette peigneuse. On voit dabord que, comme dans une carde ordinaire, lalaine est étendue par des enfants sur une table à étaler A, sur laquelle sepromène une toile sans fin qui la conduit aux cylindres alimentaires B B' ;ceux-ci sont déjà des espèces de petits peignes cylindriques formés chacundune douille en cuivre montée sur un axe en fer et garnie, comme nousvenons de le dire, de pointes dacier qui semparent de la laine venant dela table et lamènent au gros tambour C, dont la rotation est considérable-ment plus rapide que la leur.

Ce tambour, qui forme le peigneur proprement dit, se compose de deuxdisques de fonte verticaux et parallèles, réunis par des entretoises en fer a,et recevant vers leur circonférence deux grandes douilles cylindriquesminces b et b', dont une, celle extérieure, est recouverte dune chemiseou enveloppe en cuivre garnie, sur toute sa superficie, de pointes ou dai-guilles inclinées, et lautre intérieure laisse un intervalle libre dans lequella vapeur venant dun générateur peut circuler facilement en sy distri-buant par les petits tubes /, et chauffer, par suite, au degré convenabletoute la surface du peigne. La vapeur arrive dans cet intérieur par lun destourillons creux d, qui sont fondus avec leur plateau respectif, et sort parlautre d'. Les tuyaux e e, qui amènent la vapeur dans le cylindre, et luidonnent issue après quelle âproduit son action, sont assemblés dans desstuffingbox qui garnissent lextrémité des tourillons et ne les empêchentpas de tourner dans leurs coussinets.

La rotation de ce grand tambour est communiquée par la poulie D etinterrompue par la poulie D'. Elle se transmet, mais plus lentement, aumoyen de deux paires de roues dangle et dun arbre latéral à laxe de lundes premiers cylindres alimentaires, d elle se communique successive-ment à chacun des autres par une suite de pignons droits e (fig. 10) dégaldiamètre.

Au-dessous du tambour sont deux brosses cylindriques E E', parallèleset garnies de crin, qui lèchent la surface des aiguilles et détachent, entournant librement sur elles-mêmes, la poussière et autres ordures quise dégagent pendant le peignage. Contre la partie du tambour diamé-