Band 
Tome sixième.
Seite
242
JPEG-Download
 

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

242

tralement opposée aux cylindres alimentaires, est placé le rouleau canneléen fer F, qui est surmonté dun rouleau de pression en bois G, com-mandé par une petite poulie spéciale. Ces rouleaux ont pour objetdenlever la laine en nappe des aiguilles du tambour lorsque celui-ci estgarni et quils sont rapprochés de sa surface, comme nous le supposons surle dessin. Ils sont précédés de deux autres rouleaux cylindriques atti-reurs H H' en bois qui tirent la nappe et la conduisent au dehors de lamachine.

Les axes de ces quatre rouleaux sont portés par les supports à coulisseen fonte I (fig. 11 et 12), qui sont ajustés sur les coulisseaux du bâtis J, demanière à pouvoir se rapprocher ou sécarter du tambour. Les rouleauxinférieurs se communiquent le mouvement par les petits pignons i et i' etlintermédiaire ; le premier engrène avec une grande roue droite dentée;',qui est rapportée à la circonférence extérieure de lune des bases de la pei-gneuse ; il est lui-même commandé par un autre pignon semblable montésur laxe de la petite poulie à gorge g, qui reçoit son mouvement non pasde laxe du tambour, mais de larbre de couche même, qui fait mouvoircelui-ci, afin que les mouvements du rouleau cannelé et du cylindre pei-gneur soient tout à fait indépendants, tout ayant lieu en sens contraire.

TRAVAIL DE LA MACHINE.

La laine brute étendue sur la toile sans fin vient sengager dans les sixcylindres alimentaires dont les rangs de pointes sont divisés, conformémentaux engrenages qui les commandent, de sorte quelles se marient ou sen-grènent les unes dans les autres et retiennent la matière, en évitant toutepression nuisible au travail.

Pendant tout le temps quon charge le cylindre peigneur, les supports àcoulisse sont tenus éloignés, de telle sorte que les rouleaux occupent laposition indiquée en ponction sur la coupe fig. 8 ; mais quand ce cylindreest suffisamment garni de laine , on débraye la poulie motrice D et on em-braye la petite poulie à gorge g, et on pousse les supports à coulisse jus-quà ce que le pignon denté i du cannelé engrène avec la roue j dupeigneur. Dans cette position, la roue dangle l, montée sur lun des tou-rillons du grand tambour, se trouve engrenée avec la roue semblable V delaxe incliné k ; tout le système étant alors commandé par la petite poulie;et les cylindres tournant en sens contraire, la laine qui recouvre le pignonse dégage de ses aiguilles pour passer entre les rouleaux, d elle sort,comme nous lavons dit, en nappe entièrement étirée.

Les auteurs de cette machine font remarquer que, par leur disposition,la laine se présente insensiblement et sans fatigue à laction du cylindrepeigneur qui, dans son mouvement de rotation rapide et par linclinaisonà droite de ses pointes, démêle la mèche sans briser ni énerver les fila-ments ; ce nest que lorsque lextrémité de ceux-ci vient à se dégager de