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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
des rubans unis, puis on soumet ceux-ci à la machine à peigner, repré-sentée de face sur la fig. 6.
Dans cette machine les rubans de laine arrivent aux peignes À au moyende la toile sans fin E et des rouleaux d’appel F. Ces peignes sont fixés àégale distance sur le tambour en fonte B par des vis de pression, afin depouvoir les démonter facilement ; au nombre de quatre ou cinq, ils traver-sent en tournant les contre-peignes fixes C et se chargent de laine ; c’estalors qu’on les fait passer sur une boîte à vapeur pour les chauffer très-légèrement. Des engrenages droits mettent le tambour et les rouleaux enmouvement dans des rapports de vitesse convenable.
Ainsi chargés, chauffés et humectés, les peignes A sont réunis et fixéssur une crémaillère verticale D de Yétireuse, représentée de côté sur lafig. 7. Cette crémaillère, dans le mouvement descensionnel qui lui est im-primé par un petit pignon droit a , étire les filaments de laine pour enformer des rubans prêts à passer au métier. Cet appareil est, comme lesprécédents, alimenté par des cylindres cannelés qui amènent la laine surles peignes pendant que des rouleaux G la dégagent et la conduisent audehors.
PEIGNEUSES MÉCANIQUES,
De M. CRIGNON, filateur à Amiens ,
De M. PARKURST , Ingénieur à New-York ,
De M. BERNIER-THIBOUST, Peigneur à Saint-Denis,De M. SAULNIER aîné, Ingénieur-Mécanicien, à Paris, etc.
Dans la même année 1845, plusieurs autres brevets d’invention ont étédemandés pour des machines à peigner la laine ; sans entrer dans de grandsdétails à leur égard, nous croyons qu’il convient de les mentionner, afinde faire voir au moins sur quels principes elles reposent, et les particu-larités qu’elles présentent. C’est un sujet qui intéresse un trop grandnombre de fabricants et de constructeurs, pour que nous ne cherchionspas à faire connaître les inventions et les projets auxquels il a donné lieu.
Peigneuse Crignon. — Ce filateur, qui s’est fait breveter deux fois pourquinze ans, le 21 octobre 1845 et le 13 octobre 1846, a surtout eu pourobjet, dans ses recherches, d’améliorer les peigneuses Collier pour remé-dier à deux des principaux inconvénients qu’il leur reproche, savoir :1° de casser la laine, et 2° de faire beaucoup de blousses. A cet effet, il aproposé les modifications et additions suivantes :