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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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cylindres alimentaires entre lesquels ils tiennent jusquà ce que le travailsoit effectué, quils se détachent sur le cylindre peigneur chauffé par lavapeur.

« Ainsi, disent MM. Poupillier et comp., les aiguilles du cylindre pei-« gneur passant dans la mèche mille fois et plus, avant que cette mèche ne« sabandonne par filaments sur ledit cylindre, il est constant que la laine« est fixée dans sa longueur, et la vapeur aide essentiellement à la disposer« et à la maintenir dans cet état. »

Par suite de cette explication, on saperçoit déjà que la mèche ayant étédivisée à linfini et les filaments allongés, quel que soit leur plus ou moinsde longueur sur le cylindre peigneur, ne laissera aucune résistance àlétirage pour tirer le trait qui se fera sans blousse; tandis que par lessystèmes dans lesquels la laine est peignée et repeignée plusieurs fois, ona à chaque opération une quantité de blousses nouvelles, ce qui démontreque celle-ci nest autre quun résidu produit par le travail dinstrumentsou dappareils imparfaits.

Les inventeurs ajoutent, dans leur mémoire, quavec leur machine letravail surpasse le peignage à la main, parce que dabord la laine est ame-née , sans être fatiguée, à se placer delle-même et sur toute sa longueurdans les aiguilles, et que les filaments fins et courts qui font la blousse,dans le peignage manuel comme dans le peignage mécanique ordinaire,viennent au contraire augmenter la force et la finesse de leur peigné, cequi avantage beaucoup le filateur pour obtenir le numéro voulu.

DRESSEUSE ET PEIGNEUSE MÉCANIQUE

DE MM. PATURLE-LUPIN, SEYDOUX ET SIEBEE, REPRÉSENTÉE FIG. 4 A 6, PL. 18.

Le système pour lequel ces manufacturiers, bien connus dans lindus-trie des laines peignées, se sont fait breveter le 22 avril 1845, consiste ,dune part, dans une dresseuse ou machine préparatoire destinée à dresserla laine avant de la peigner, et à empêcher que les peignes ne se rompent ;et de lautre, dans la peigneuse proprement dite.

Dans la première, représentée en élévation et en plan (fig. 4 et 5), lalaine arrive au tambour A par la toile sans fin B et les rouleaux alimen-taires C. Le t a mbour garni de rubans de cardes à aiguilles droites, très-fortes et sans crochets, entraîne la laine jusquà la brosse D, qui, en tour-nant en sens contraire, lengage dans les aiguilles et en forme une nappecontinue. Après quil est ainsi chargé, on fait passer un bout de la nappeentre les deux rouleaux de sortie E pour la dégager, et on répète cetteopération trois ou quatre fois , selon la qualité de la laine et la grosseurdes aiguilles, en ayant le soin de la dégraisser avant la dernière opération.Les mouvements de ces divers organes ont lieu par des poulies et des en-grenages comme dans les cardes.

On fait ensuite passer les nappes par un étirage ordinaire pour en faire